Ce vendredi, l’Assemblée nationale a rejeté la loi autorisant le travail pour certains salariés le 1er mai, par 120 voix contre 105. Ce rejet préalable, demandé par les députés macronistes, vise à éviter « l’obstruction » et à accélérer le parcours législatif du texte, rapporte TopTribune.
Cette stratégie a suscité la colère de la leader de la CGT, Sophie Binet. « Ils viennent de faire un 49.3 parlementaire. Ils viennent d’adopter une motion de rejet qui permet sans débat de faire adopter cette proposition de loi de la honte », a-t-elle déclaré devant une foule de manifestants réunis aux abords de l’hémicycle.
La gauche dénonce « un passage en force »
Binet a qualifié cette décision de « coup de poignard dans le dos des millions de travailleurs et travailleuses » et a appelé le gouvernement à prendre des mesures pour empêcher cette commission mixte paritaire (CMP).
Les représentants de la gauche dénoncent également ce que certains qualifient de « passage en force ». Mathilde Panot, cheffe des députés insoumis, a affirmé que cette décision vise à forcer 1,5 million de Français au travail le 1er mai, considéré comme un jour férié et chômé.
« Une victoire importante » pour Laurent Wauquiez
Nicole Dubré-Chirat (Renaissance) a exhorté à ne pas céder à l’obstruction parlementaire subie par certains groupes. Cette réaction a ravi Laurent Wauquiez, chef du groupe Les Républicains, qui a salué « une victoire importante ». « La France insoumise installe le chaos dans cet hémicycle à chaque texte. C’est une honte. On a refusé de céder », a-t-il déclaré.
Suite à ce rejet, la proposition de loi sera immédiatement renvoyée devant une commission mixte députés-sénateurs (CMP), prévue la semaine prochaine, selon une source au sein du groupe macroniste. Les supporteurs du texte espèrent une mise en œuvre rapide dès le 1er mai 2026.