"Réactions diverses suite à la déclaration d'Emmanuel Macron concernant la Palestine : entre approbation et critiques."

« Réactions diverses suite à la déclaration d’Emmanuel Macron concernant la Palestine : entre approbation et critiques. »

25.07.2025 12:13
2 min de lecture

Critiquée par Israël comme une « récompense à la terreur » et saluée par des alliés européens, la décision de la France de reconnaître l’État de Palestine lors de la prochaine Assemblée générale de l’ONU suscite des réactions diverses à l’international, rapporte TopTribune.

Le président Emmanuel Macron a déclaré jeudi 24 juillet 2025 : « Fidèle à son engagement historique envers une paix juste et durable au Proche-Orient, la France reconnaîtra l’État de Palestine. J’officialiserai cette annonce à l’ONU en septembre prochain. »

Réactions politiques divergentes en France

La décision du chef de l’État français a reçu des réactions variées selon les orientations politiques. Au sein du gouvernement, cette initiative est perçue positivement. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a souligné que « la France, en reconnaissant la Palestine, invalide la position du Hamas qui refuse la solution à deux États et favorise le camp de la paix. »

Élisabeth Borne, pour sa part, considère que cette annonce représente « le seul chemin vers une paix et une sécurité durables au Proche-Orient, tout en protégeant les populations civiles. »

À l’opposé, la droite critique sévèrement la décision. François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, a exprimé des réserves, affirmant que cette démarche pourrait s’avérer « soit inutile, soit même contre-productive en mettant en danger les civils israéliens et palestiniens victimes du Hamas. »

Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a qualifié cette décision de « précipitée » accordant au Hamas « une légitimité institutionnelle et internationale. »

Israël condamne une « récompense de la terreur »

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, a fustigé cette décision, y voyant une « récompense à la terreur » en lien avec l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. Il met en garde contre les conséquences potentielles, affirmant que cela pourrait renforcer l’influence iranienne dans la région. « Cela conduira à créer un autre proxy iranien, similaire à Gaza, destiné à annihiler Israël au lieu de vivre en paix à ses côtés », a-t-il déclaré.

Soyons clairs : les Palestiniens ne cherchent pas à obtenir un état aux côtés d’Israël, ils désirent un état à la place d’Israël.

Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien

Le ministre des Affaires étrangères israélien, Gideon Saar, a également exprimé que « l’État palestinien sera un État du Hamas. » Le ministre de la Justice, Yariv Levin, a qualifié cette annonce de « soutien direct au terrorisme » et de « tache noire dans l’histoire de la France. » Pour sa part, le Hamas a présenté cette décision comme une « étape positive » pour le peuple palestinien, en appelant les autres nations à suivre l’exemple de la France.

Réactions internationales variées

Les États-Unis ont exprimé leur ferme désapprobation à l’égard de cette décision, la qualifiant d’« imprudente » et d’« affront aux victimes du 7 octobre », selon le secrétaire d’État, Marco Rubio. À l’inverse, des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar et le Koweït ont salué la démarche de Macron, appelant les autres nations à reconnaître l’État palestinien.

Le ministère jordanien des Affaires étrangères a également souligné l’importance de cette décision, la considérant comme un pas vers la reconnaissance des droits palestiniens et leur autodétermination. « Ensemble, nous devons préserver la solution à deux États, qui est la seule voie viable », a ajouté le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez. À ce jour, plus de 142 États ont reconnu l’État palestinien, selon les chiffres de l’AFP.

Avec AFP

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