Rachida Dati s’est affichée aux côtés des éboueurs, engageant le débat sur la propreté de Paris dans le cadre de sa campagne pour les municipales 2026. En diffusant une vidéo sur les réseaux sociaux où elle participe au ramassage des poubelles, la ministre de la Culture a exprimé son ambition de faire de la ville « une ville propre 7 jours/7, 24 heures/24 ». Elle a affirmé : « Moi, maire de Paris, je réorganiserai et je coordonnerai mieux la collecte des déchets et le nettoyage des rues. Il n’y a pas de raison que la ville ne soit pas mieux organisée », rapporte TopTribune.
Cette vidéo, qui a généré près de 5 millions de vues sur X, a suscité de vives réactions parmi ses concurrents, en particulier à gauche. Le candidat socialiste, Emmanuel Grégoire, a dénoncé la démarche comme une « démagogie à l’état brut », rappelant qu’il avait lui-même d’abord effectué une promotion similaire avant les élections en 2014. Tout en critiquant Dati, il a souligné ses engagements passés aux côtés des agents de la ville.
Un buzz qui hérisse l’échine à gauche
Le Premier secrétaire de la fédération PS à Paris, Maxime Sauvage, a pointé du doigt l’inefficacité des mesures de Dati en disant : « Impatient de voir le moment où elle explique pourquoi elle défend le report de l’âge légal du départ à la retraite des éboueurs et le gel de leur rémunération… ». Il évoque ici les grèves des agents de propreté survenues en 2023, exacerbées par le débat sur la réforme des retraites.
Rachida Dati, de son côté, a déclaré : « Les Parisiens n’en peuvent plus de la saleté de leur ville. Ils n’attendent plus des promesses mais des résultats. Je serai la maire des résultats ! » Cependant, le sénateur socialiste Rémi Féraud a contre-attaqué en affirmant que Dati préférait « fabriquer des images factices » plutôt que de faire face à ses propres « démêlés judiciaires » et de justifier ses choix politiques.
Ce rappel des affaires judiciaires de Dati, notamment son implication dans l’affaire Carlos Ghosn où elle fait l’objet d’une enquête pour corruption et trafic d’influence, crée une fausse dichotomie. Loin des poubelles de Paris, ces préoccupations juridiques vont peser sur sa campagne.