Présidentielles 2027 : les socialistes choisissent une primaire fermée, Glucksmann en position favorable

Présidentielles 2027 : les socialistes choisissent une primaire fermée, Glucksmann en position favorable

16.07.2026 07:48
2 min de lecture

A moins d’un an des présidentielle de 2027, le Parti socialiste (PS) se trouve toujours sans candidat pour l’Elysée. Après de longs mois de disputes sur la méthode de désignation, les membres du parti ont finalement opté, jeudi dernier, pour l’organisation d’une « primaire fermée » en octobre prochain, reléguant au second plan l’idée d’une primaire incluant l’ensemble de la gauche. Cette décision peut-elle ouvrir la voie à une candidature de Raphaël Glucksmann ? , rapporte TopTribune.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, avait tenté d’imposer une primaire unitaire, regroupant également les écologistes et des figures de l’ex-France Insoumise. Cependant, cette proposition a été rejetée par plus de 55 % des membres votants lors du scrutin. Un cadre du PS a clairement affirmé : « Faure a été totalement désavoué. On n’allait pas se ridiculiser dans cette primaire de nains ». Cette décision marque un retour à une stratégie centrée sur la souveraineté des militants socialistes.

« Cette main tendue nous fait plaisir »

Le futur vote sera réservé uniquement aux socialistes et à leurs alliés, comme Place Publique, qui s’est associé au PS au Parlement européen. Raphaël Glucksmann a salué cette décision, affirmant que « la voie choisie par les militants socialistes est la bonne », même si son annonce de candidature reste prévue pour avant la fin de l’été.

Aurore Lalucq, co-présidente de Place Publique, a également souligné l’importance de ne pas négliger le PS : « Nous étions opposés à une primaire ouverte, mais pas à un processus de désignation militante. Cette main tendue nous fait plaisir ». Glucksmann sait qu’il a besoin du soutien logistique et financier du PS pour se lancer dans cette course.

Un « crash-test » pour Glucksmann

Avec une primaire qui semble favorable à ses intérêts et le soutien de l’environnement militant, Glucksmann pourrait avancer, mais le défi reste de taille. Le député socialiste Arthur Delaporte a noté que Glucksmann avait initialement rejeté l’idée d’une primaire, et que la participation à ce processus était un compromis. Il devra se confronter à d’autres candidates déclarés, dont Ségolène Royal et Philippe Brun, et potentiellement des personnalités aux ambitions politiques comme Boris Vallaud ou même François Hollande.

Romain Eskenazi, un autre député du PS, a précisé que cette primaire offrirait à Glucksmann une véritable chance de mesurer son soutien au sein du parti. « Si ça ne passe pas, il vaut mieux le savoir avant le premier tour de la présidentielle », a-t-il ajouté.

Pas « d’effet Glucksmann »

Bien que Glucksmann demeure le plus favori parmi les candidats de la gauche hors-Mélenchon selon les sondages, des réticences persistent après son débat, jugé raté, contre Eric Zemmour. Plusieurs cadres du PS estiment que sa candidature n’est pas encore une certitude. « Cette campagne interne peut lui servir de crash-test », a observé l’un d’entre eux. Le face-à-face entre Glucksmann et le PS pourrait n’être que le début d’un parcours semé d’embûches.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER