Au siège du RN à Paris,
Ce mardi, Marine Le Pen, Jordan Bardella et Jean-Philippe Tanguy ont présenté le programme budgétaire du Rassemblement national (RN) pour la présidentielle de 2027 lors d’une conférence de presse. La candidate a ouvert l’événement avec humour, mais l’actualité a rapidement été assombrie par des accusations d’antisémitisme visant son directeur de campagne. Le moment, censé marquer le début de sa campagne, a été perturbé par ces controverse, rapporte TopTribune.
Question de crédibilité
Marine Le Pen a commencé par critiquer sévèrement le bilan économique du président Emmanuel Macron, qualifiant son règne de « caste socialo-macroniste ». Elle a ensuite détaillé ses propositions budgétaires, promettant « 140 milliards d’euros d’économies nettes » d’ici 2032 et un retour à un déficit public de 3 % d’ici 2030. Elle a même évoqué la possibilité d’instaurer une « règle d’or budgétaire » par référendum pour réduire la dette nationale.
Pendant près de quarante minutes, elle a exposé son plan en utilisant de nombreux chiffres et graphiques pour tenter de répondre aux critiques sur la crédibilité économique de son parti. A l’approche des questions, un membre du RN a stipulé que la priorité serait donnée aux interrogations concernant le budget, espérant ainsi éviter que la conférence ne soit dominée par les récentes révélations sur Jordan Bardella.
Bardella sous tension
Jordan Bardella a initialement su gérer la conférence sans incident, mais son expression a changé lorsque Mediapart lui a posé des questions sur les accusations d’antisémitisme. Il a nié fermement ces accusations, affirmant : « Je conteste vos preuves et je conteste vos sources. » Il a ensuite critiqué le média et son journaliste, affirmant qu’il n’avait aucune leçon à recevoir concernant la lutte contre l’antisémitisme.
Suite à ces accusations, il a déposé une plainte pour diffamation et a affirmé qu’il examinerait de nouvelles actions judiciaires concernant un article publié par Mediapart. Cependant, il n’a pas demandé l’extraction des messages incriminés, expliquant qu’il n’avait pas de compte Facebook et n’utilisait plus la plateforme. Marine Le Pen, quant à elle, est restée silencieuse sur cette controverse, laissant le soin à ses proches d’expliquer son absence de commentaire.
Les élus présents au RN ont manifesté leur agacement face aux questions sur cette affaire, conscient qu’elle pourrait handicaper le début de la campagne de Marine Le Pen. Malgré cela, l’entourage de la candidate se veut optimiste quant à l’impact de cette situation sur sa campagne, affirmant que cela n’aura « aucun impact ».
