Philippe Brun conteste son exclusion de la primaire socialiste devant la justice
Philippe Brun, député de l’Eure, se bat pour réintégrer le Parti socialiste et la primaire à gauche via un référé qui sera examiné ce mardi 22 septembre. Le parlementaire a exprimé son mécontentement sur RTL, dénonçant une décision « inique » du bureau national qui aurait bafoué les statuts de son parti, rapporte TopTribune.
Brun a été évincé de la compétition le 16 septembre après des accusations de harcèlement et de violences physiques formulées par une ancienne collaboratrice. En réponse, le Parti socialiste a décidé de suspendre Brun à titre conservatoire, en raison de faits jugés « susceptibles de relever d’une caractérisation pénale ». Cette suspension a également entraîné son exclusion de la primaire.
Les allégations contre Philippe Brun se divisent en trois catégories, selon la direction du PS : « le registre du harcèlement », « les violences physiques » et « l’emploi familial ». En début juillet, une militante a saisi deux commissions du parti, portant des accusations contre le parlementaire, et a suivi le processus en août avec un échange auprès d’un membre de la direction.
« Je ne suis pas au courant d’une plainte contre moi »
Philippe Brun a déclaré que « le bureau national du PS a été trompé ». Il a dénoncé le timing de son exclusion, survenant à la dernière minute avant la validation des candidatures, affirmant que cette méthode discrédite à la fois le parti et la crédibilité de la plaignante. « Je ne sais pas si c’est une théorie du complot, mais cette manière de traiter les affaires par le PS discrédite le parti », a-t-il déclaré.
Brun a nié avoir reçu des plaintes contre lui et a assuré : « Je n’ai jamais levé la main sur une femme, je n’ai jamais été violent avec personne ». Il a également évoqué une possible « vengeance personnelle », expliquant qu’il a mis fin au contrat de la collaboratrice incriminée pour faute grave, sans fournir plus de détails. La situation demeure tendue et pourrait avoir des répercussions sur la dynamique interne du Parti socialiste à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
