Nîmes devient la plus grande ville communiste de France avec la victoire de Vincent Bouget

Nîmes devient la plus grande ville communiste de France avec la victoire de Vincent Bouget

23.03.2026 09:27
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Le candidat de l’union de la gauche, Vincent Bouget, a remporté les élections municipales de 2026 à Nîmes, devenant ainsi le premier maire communiste de cette grande commune, avec 40,97 % des voix. Il devance Julien Sanchez du Rassemblement National, qui obtient 37,52 %, et Franck Proust des Républicains, qui recueille 21,51 %. Cette élection, qualifiée d’incertaine, souligne un tournant pour Nîmes, qui devient la plus grande ville communiste de France, rapporte TopTribune.

« Face à la tentation du repli, de la division, vous avez fait le choix de la solidarité. Nous allons faire de Nîmes une grande ville méditerranéenne qui compte », a déclaré Bouget après son élection, sur le balcon de l’hôtel de ville. Il a également été félicité par Carole Delga, présidente socialiste de la région Occitanie. « Dans les quartiers de la ville qui souffrent des trafics, nous allons rétablir la paix et la sécurité pour tous », a-t-il ajouté.

Nîmes, classée au patrimoine de l’UNESCO pour ses vestiges romains, est confrontée depuis plusieurs années à des problèmes de trafic de drogue et de violences, qui ont terni le bilan du maire sortant Jean-Paul Fournier, 80 ans, qui ne s’est pas représenté en raison de problèmes de santé.

Une réponse de la droite

Julien Sanchez a exprimé ses « félicitations républicaines » tout en annonçant un recours contre les résultats de l’élection, évoquant des « tracts mensongers et diffamatoires ». Le Rassemblement national, qui espérait conquérir la ville, a échoué par moins de 2000 voix. Laurent Jacobelli, du RN, a déclaré que cette défaite était le résultat de la « droite la plus bête du monde », qui aurait préféré faire gagner un candidat communiste plutôt que de s’unir autour de sa propre liste.

Pour la droite, la défaite est sévère. Franck Proust, président de l’agglomération de Nîmes, a refusé de fusionner sa liste avec celle du RN, permettant ainsi à Bouget de répliquer le scénario de 1995, lorsque la droite fracturée a été battue par le communiste Alain Clary.

Jean-Paul Fournier a assuré que son « action durant quatre mandats n’est nullement remise en question », tout en reconnaissant que « les divisions à droite n’ont pas permis de créer la dynamique espérée ». Il a ajouté que ce résultat marquait « la défaite du rassemblement » qu’il avait pourtant souhaité depuis plusieurs mois, appelant à une réflexion sur l’avenir.

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