Nidal Hasan : l'exécution publique prévue le 3 décembre suscite un vif débat aux États-Unis

Nidal Hasan : l’exécution publique prévue le 3 décembre suscite un vif débat aux États-Unis

14.10.2026 19:57
2 min de lecture

Nidal Hasan, condamné pour la tuerie de Fort Hood en 2009, devra être exécuté le 3 décembre 2026 sur la base texane, une annonce qui soulève une forte controverse aux États-Unis et à l’international. Le projet de retransmission en direct de cette exécution divise même au sein des Républicains, rapporte TopTribune.

Hasan, âgé de 56 ans, doit être fusillé au même endroit où il a tué 13 personnes, dont 12 militaires, le 5 novembre 2009, pour protester contre les guerres en Afghanistan et en Irak. Ce psychiatre militaire, qualifié de loup solitaire d’Al-Qaïda, attend depuis 13 ans dans le couloir de la mort après avoir été reconnu coupable de cette tuerie de masse, qui a également fait 31 blessés.

Le 8 octobre, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a confirmé la mise à mort par peloton d’exécution de l’armée américaine – première en plusieurs décennies – et l’intention de l’administration de la retransmettre en direct. « Nous veillerons à ce que les gens puissent la regarder, à ce qu’elle soit publique, parce que les gens doivent comprendre que ce genre d’actes entraîne de lourdes conséquences », a déclaré Hegseth.

Secretary Hegseth was asked about the execution of Nidal Hasan:

« No-brainer—execution by firing squad…

Of course we’re doing it at Fort Hood. We’re going to do it at 1 o’clock—which is when he did it. It’s going to be soldiers with rifles executing the firing squad. » pic.twitter.com/QqjJrAZK41

— DOW Rapid Response (@DOWResponse) October 8, 2026

Donald Trump, partisan de la peine capitale, a déclaré lors d’une interview qu’il ne savait pas si l’exécution aurait lieu et qu’il ne regarderait pas si elle était diffusée. Mike Johnson, président républicain de la Chambre des représentants, a exprimé des réserves sur l’idée de diffuser la mise à mort, évoquant les risques d’utiliser la vidéo comme outil de recrutement pour de futurs terroristes. « Je soutiens totalement la condamnation à mort, mais diffuser des exécutions en direct, c’est ce que font les djihadistes. L’Amérique vaut mieux que ça », a-t-il indiqué.

« Le genre de choses que font l’Iran et les talibans »

Du côté démocrate, le sénateur Mark Kelly a qualifié Hasan de « meurtrier » mais s’est opposé à une exécution publique, soulignant que cela rappelle des pratiques en Iran et chez les talibans. Il a interrogé : « Est-ce à eux que nous voulons être associés ? ».

Amnesty International a rapporté que 17 personnes ont été exécutées publiquement à travers le monde, dont 11 en Iran et 6 en Afghanistan. L’amiral à la retraite William McRaven a également défendu une position critique, demandant si l’Amérique était vraiment réduite à devoir prouver sa puissance par une exécution publique.

L’archevêque catholique des forces armées américaines, Mgr Broglio, a également critiqué la mise à mort de Hasan et le projet de retransmission, qualifiant cela de « spectacle public ». Le Pentagone n’a pas encore commenté la situation, tandis que Trump a affirmé qu’aucune décision définitive n’avait été prise sur la diffusion des images.

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