Nicolas Sarkozy réagit aux accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007

Nicolas Sarkozy réagit aux accusations de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007

20.09.2025 18:23
2 min de lecture

Une longue protestation. Depuis près de quinze ans, Nicolas Sarkozy maintient son innocence dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Le tribunal rendra son jugement le jeudi 25 septembre 2025 pour douze prévenus, y compris l’ancien président et trois anciens ministres, rapportent TopTribune.

Alors qu’il se dit victime d’un complot orchestré par le clan Kadhafi pour se venger de son rôle dans sa chute en 2011, Sarkozy attend le verdict. Le parquet national financier (PNF) a requis une peine de sept ans de prison pour des accusations de corruption passive et de financement illégal de campagne électorale.

Le temps des accusations

En mars 2012, Nicolas Sarkozy est interrogé à la télévision sur des accusations portées par le clan Kadhafi pendant sa campagne présidentielle. Il déclare : « C’est grotesque et je suis désolé que sur une grande chaîne comme TF1, on doive m’interroger sur les déclarations de M. Kadhafi ou de son fils. » Durant les deux tours de l’élection, il qualifie ces accusations « d’infamie » et révèle son indignation face à la presse qui accorde du crédit à ces sources.

« Vous croyez vraiment qu’avec ce que j’ai fait à M. Kadhafi, il m’a fait un virement ? Pourquoi pas un chèque endossé ? »

Nicolas Sarkozy

En mars 2014, il rompt son silence dans une interview à Le Figaro, affirmant qu’il est accusé sans la moindre preuve. En octobre de la même année, il s’adresse à ses partisans en affirmant : « Ça commence à me chauffer dans le bas du dos. »

Le retour politique parasité

En octobre 2016, Nicolas Sarkozy répond aux médias sur l’affaire libyenne, en indiquant : « Mais combien de temps allez-vous vous rouler dans le caniveau ? » Lors d’un débat entre candidats à la primaire, il exprime sa frustration face aux accusations.

« On ne peut pas à la fois me reprocher d’avoir conduit au départ du colonel Kadhafi et en même temps de m’accuser de… quoi ? C’est grotesque. »

Nicolas Sarkozy

En novembre 2016, il se défend avec une colère froide lors d’un débat télévisé.

Le temps des enquêteurs

Lors de sa mise en examen en mars 2018, il déclare aux juges être conscient de la gravité des accusations contre lui. Sarkozy souligne qu’il fait face à une manipulation de la part de Kadhafi, affirmant avoir subi des injustices.

« J’ai déjà beaucoup payé pour cette affaire, j’ai perdu l’élection présidentielle de 2012 à 1,5 %, depuis le 11 mars 2011, je vis l’enfer de cette calomnie. »

Nicolas Sarkozy

En 2023, le parquet national financier demande son renvoi en correctionnelle. Sur Twitter, il déclare : « Je suis un combattant, la vérité finira par triompher. » En septembre, il insiste sur BFMTV que « le dossier est vide. »

Le procès

« Dix années de calomnie, 48 heures de garde à vue, 60 heures d’interrogatoire », énumère-t-il au début de son procès en janvier 2025. Il conclut qu’il n’y a aucune preuve tangible « pas un centime libyen » pour justifier les accusations formulées contre lui.

« Je dois rester bien sûr posé, calme, respectueux, mais quand même, y a un moment c’est fort quoi ! Les innocents ont le droit de s’indigner ! »

Nicolas Sarkozy

Après que le PNF ait requis une peine, il critique dans un communiqué « la fausseté et la violence des accusations », et promit de prouver son innocence. « Je démontrerai mon innocence, ça prendra le temps qu’il faudra, mais on y arrivera », déclare-t-il.

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