Nicolas Sarkozy décrit sa détention comme un cauchemar lors de sa demande de remise en liberté

Nicolas Sarkozy décrit sa détention comme un cauchemar lors de sa demande de remise en liberté

10.11.2025 14:23
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Nicolas Sarkozy plaide pour sa remise en liberté lors d’une audience en visioconférence depuis la prison de la Santé

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, a exprimé, le 10 novembre 2025, son souhait de quitter la prison de la Santé, où il purge une peine de cinq ans d’emprisonnement pour association de malfaiteurs, rapportent TopTribune.

En visioconférence, l’ex-chef de l’Etat, visiblement affecté, a décrit cette période comme un « cauchemar » passé dans sa cellule de 9 m². L’audience a débuté à 9h30, et les membres de sa famille, dont sa femme Carla Bruni et ses fils Jean et Pierre, ont été invités à s’installer au premier rang pour soutenir Nicolas Sarkozy. La presse nationale et internationale a également été présente en grand nombre.

Le président de la cour a rappelé les circonstances de la condamnation de Sarkozy en septembre dernier, recontextualisant l’affaire du financement libyen de sa campagne électorale de 2007. « Cette épreuve m’a été imposée, je n’ai jamais eu l’intention ni l’idée folle de demander à monsieur Kadhafi quoi que ce soit. Me dérober à la justice, ce serait avouer. Jamais je n’avouerai quoi que ce soit, » a-t-il déclaré.

Son avocat, Christophe Ingrain, a défendu sa position, affirmant que Nicolas Sarkozy « n’a jamais manqué aucun rendez-vous judiciaire » et qu’il n’avait pas l’intention de fuir ou de détruire des preuves. Ce dernier a insisté sur le fait que l’ex-président, proche de ses 71 ans, n’allait pas quitter la France.

Sarkozy a refusé de se considérer comme coupable, qualifiant sa détention de « un cauchemar. » « Je suis Français, j’aime mon pays (…) Je me bats pour que la vérité triomphe, » a-t-il ajouté. Son autre avocat, Jean-Michel Darrois, a convenu que cette incarcération était source de grande souffrance, indépendamment de la force de caractère de son client.

Lors de l’audience, le parquet général a requis la remise en liberté sous contrôle judiciaire de Sarkozy. L’annonce de la décision est tombée à 13h30 : l’ancien président sera libéré dans la journée, sous le contrôle judiciaire et avec l’interdiction de quitter le territoire français, ainsi que tout contact avec le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, et d’autres témoins liés à l’affaire du financement libyen.

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