Nice : Éric Ciotti annonce l'érigement d'une statue du résistant communiste Max Barel, sans parvis Sarkozy

Nice : Éric Ciotti annonce l’érigement d’une statue du résistant communiste Max Barel, sans parvis Sarkozy

14.05.2026 08:56
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Nice : Érection d’une statue en hommage à Max Barel

Le maire de Nice, Éric Ciotti, a annoncé que la ville érigerait une statue de Max Barel, résistant communiste mort sous la torture à Lyon en 1944. Cette décision répond à une demande de la section départementale du Parti Communiste Français (PCF). Une délibération sera « prochainement » présentée au conseil municipal, a précisé Éric Ciotti dans un communiqué, sans mentionner les idées politiques du résistant, rapporte TopTribune.

Cette initiative suscite des réactions diverses sur la Côte d’Azur. L’été dernier, Frédéric Masquelier, maire LR de Saint-Raphaël, avait été au cœur d’une controverse après l’inauguration d’une stèle dédiée aux victimes du « totalitarisme communiste ».

Hommage à une figure historique

Né en 1913 à Menton et fondateur d’une cellule communiste à l’École Polytechnique, Max Barel a reçu la croix de guerre en 1940 avant de s’engager dans la résistance en 1941. Son père, Virgile Barel, figure éminente de la politique niçoise, a été député à plusieurs reprises entre 1936 et 1978.

« Son courage, son sens du devoir et son sacrifice pour la liberté font de lui une figure majeure de l’histoire niçoise et des valeurs républicaines », a déclaré Éric Ciotti. La statue sera érigée sur la place portant le nom du résistant, près du port de Nice.

Le PCF des Alpes-Maritimes a salué cette décision, affirmant : « À travers cet hommage, c’est toute une mémoire longtemps invisibilisée qui retrouve sa place dans l’espace public : celle des militants communistes, des ouvriers, des syndicalistes et des résistants qui furent en première ligne dans la lutte contre le nazisme et pour la libération du pays ».

La politique d’inclusion de Ciotti

Cette démarche illustre la politique d’inclusion menée par Éric Ciotti. En avril, il avait annoncé renoncer au « parvis Nicolas Sarkozy », prévu par son prédécesseur, Christian Estrosi. L’esplanade devant le futur hôtel des polices, attendue pour octobre, sera finalement dédiée aux 86 victimes de l’attentat du 14 juillet 2016, plutôt qu’à l’ancien président français, issu de la même famille politique que Ciotti.

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