Quizz électoral : un outil interactif pour les électeurs avant les municipales
À quelques jours des élections municipales qui se dérouleront ce dimanche et le 22 mars, le site mon-vote.eu propose un quiz aux électeurs pour les aider à faire un choix éclairé dans l’isoloir, rapporte TopTribune.
Créé par Stanislas Lacombe d’Aroz, étudiant en école d’ingénieur à Lille, ce site a été lancé il y a quinze jours, bien qu’il soit jugé « un poil tard pour les municipales ». Actuellement, quatorze villes sont répertoriées, et grâce à une intelligence artificielle, il transforme les programmes des candidats en un quiz interactif. Cet essai est une préparation en vue des élections présidentielles et législatives prévues prochainement, souligne Lacombe.
Nourrir les réflexions des électeurs
La plateforme incite à la participation en permettant aux utilisateurs d’importer les documents des programmes ou les sites internet des candidats. L’utilisateur a ainsi la possibilité de comparer facilement les idées de chacun.
Stanislas Lacombe explique que l’idée est née d’une déception face à la politique actuelle et de l’observation que de nombreux citoyens s’identifient davantage à un parti qu’à leurs propres idées. Il relate que des amis ne connaissent même pas les candidats, l’un d’eux déclarant qu’il voterait pour Martine Aubry, bien qu’elle ne soit pas candidate.
Le quiz propose à chaque question quatre modalités de réponse, allant de « pas d’accord du tout » à « tout à fait d’accord ». À l’issue, il affiche quel candidat incarne le mieux les idées de l’utilisateur sur les dix thèmes abordés, tels que le commerce, la fiscalité, la sécurité, l’environnement ou l’éducation. Les utilisateurs peuvent également attribuer une importance variable à chaque thème pour affiner leur vote.
Certaines personnes sont étonnées de voir leurs idées représentées par des candidats habituellement affiliés à l’opposition politique. Lacombe précise que si des thèmes prioritaires comme la sécurité et l’écologie sont traditionnellement associés à la droite et à la gauche respectivement, il est normal que les résultats soient variés. Il insiste sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un quiz destiné à dire pour qui voter, mais d’un outil pour encourager la réflexion, conduisant finalement l’électeur à glisser dans l’urne le bulletin qui lui correspond le mieux.