Ce dimanche, Sophie Joissains (UDI), maire sortante d’Aix-en-Provence, a été réélue avec 47,35 % des voix lors du scrutin municipal, devançant ses adversaires dans une quadrangulaire. Marc Pena, député socialiste, a obtenu 31,03 %, suivi de Jean-Louis Geiger du Rassemblement national avec 13,66 %, et Philippe Klein (Horizons) avec 7,96 %. La victoire de Joissains n’était pas surprenante, étant donné son score de 39,41 % au premier tour, mais elle avait écarté toute possibilité de fusion avec Klein, conscient des tensions politiques, rapporte TopTribune.
Dynastie politique
Avec cette victoire, Sophie Joissains continue une tradition familiale de pouvoir à Aix-en-Provence, entamée en 1978 par son père, Alain Joissains (UDF-radical valoisien). Ce dernier avait pris la mairie, mais avait dû démissionner en 1983 suite à un scandale de financement municipal. Sa compagne, Maryse Joissains, a ensuite assumé le rôle de maire en 2001 jusqu’à sa démission en 2021 pour des raisons de santé. Elle a été condamnée pour détournement de fonds publics peu après, une affaire qui a été perçue par certains comme une conséquence de son gestion controversée. Sophie Joissains a été élue au poste de maire par la majorité municipale en septembre 2021, malgré une opposition qui a dénoncé son élection comme « illégitime » et en résistance à une « mise en scène à la nord-coréenne ».