Municipales 2026 : les critiques de Raphaël Glucksmann sur la dynamique de La France insoumise

Municipales 2026 : les critiques de Raphaël Glucksmann sur la dynamique de La France insoumise

17.03.2026 18:36
1 min de lecture

Les municipales : La France insoumise face à des critiques sur ses alliances

Les candidats aux élections municipales avaient jusqu’au mardi 17 mars à 18 heures pour soumettre leur liste. Dans certaines grandes villes, des fusions ont été réalisées entre les listes de La France insoumise (LFI) et celles du Parti socialiste (PS), notamment à Lyon, Limoges, Nantes et Brest. Ces alliances suscitent de vives critiques, y compris celle de Raphaël Glucksmann, membre du PS, qui met en doute leur valeur, rapporte TopTribune.

Le responsable de Place publique souligne que LFI ne se trouve pas dans une position de force. Selon lui, les résultats ne montrent pas de réelle percée pour le mouvement insoumis : « À Paris, Sophia Chikirou fait 11%, nettement moins qu’aux européennes. À Marseille, Sébastien Delogu, je ne compare pas avec la présidentielle, fait dix points de moins qu’aux européennes… Vous appelez ça une percée ? C’est la même chose à Montpellier, à Nantes, partout. Il n’y a pas de percée insoumise, c’est un récit qui est imposé. » Toutefois, la perception de la force de LFI peut varier selon les références choisies.

En comparant les résultats de LFI lors des dernières élections municipales de 2020, plusieurs grandes villes affichent en effet des succès notables. À Saint-Denis, le candidat insoumis a été élu dès le premier tour dimanche, alors qu’il était arrivé troisième il y a six ans. À Lille, LFI a totalisé 23% des voix, contre 9% lors du premier tour des municipales de 2020. À Rennes, le score a également progressé, passant de 7% en 2020 à 18% en 2026, tandis qu’à Montpellier, LFI a obtenu 15% des voix dimanche, en comparaison avec seulement 7% pour la gauche en 2020.

Cependant, si l’on se base sur les résultats des élections européennes, comme l’indique Raphaël Glucksmann, LFI enregistre une baisse dans certaines grandes villes. Ainsi, à Paris, Sophia Chikirou a recueilli 11,7% des suffrages, soit cinq points de moins que lors des élections européennes de 2024. À Marseille, l’écart est encore plus significatif, avec dix points de différence entre le score de Sébastien Delogu et celui réalisé par Manon Aubry aux européennes.

Cette perte de voix insoumise est observable à Montpellier, Lyon et Nantes. En revanche, à Toulouse et Limoges, bastions historiques de LFI, le parti enregistre une nette progression, avec plus de huit points d’augmentation par rapport à son résultat aux élections européennes.

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