Les 15 et 22 mars 2026, les deux tours des élections municipales en France ont eu lieu. Si pour certains électeurs l’issue du scrutin était réjouissante, pour d’autres, c’était une source de déception, tandis que les candidats célébraient ou se retiraient pour oublier leurs défaites. Cependant, il est important de souligner que l’issue des élections n’est pas toujours figée dès le soir du scrutin, et des rebondissements peuvent survenir par la suite, rapporte TopTribune.
Des situations intéressantes ont agité ces élections : un maire élu peut ne pas diriger sa ville. Gérald Darmanin, par exemple, élu maire de Tourcoing en 2014 et 2020, a démissionné à chaque fois pour rejoindre le gouvernement. De même, la justice peut intervenir, comme dans le cas de Guillaume Delbar à Roubaix, condamné à une peine d’inéligibilité l’obligeant à céder son poste. D’autres facteurs, tels que la lassitude ou des problèmes de santé, peuvent également pousser certains maires à quitter leur mandat.
Des retournements inattendus
Plus rares sont les cas où un maire fraîchement élu se voit évincé contre sa volonté. C’est le cas de Sébastien Crétin, maire sortant de Somloire, dans le Maine-et-Loire, qui s’est vu devancé par sa colistière. De même, à Valframbert, dans l’Orne, le leader de la liste gagnante a également été écarté par ses propres colistiers lors du conseil municipal d’installation.
Ces conseils municipaux d’installation, prévus « entre le vendredi et le dimanche suivant le tour de scrutin », ont pour but de désigner les conseillers municipaux et, principalement, de réaliser « l’élection de l’exécutif municipal », c’est-à-dire de nommer le nouveau maire et ses adjoints. En d’autres termes, les élections municipales suivent un mode de scrutin proportionnel à deux tours : les électeurs choisissent une liste, et les conseillers élus nomment le maire.
Tout conseiller municipal peut se porter candidat
Selon l’Association des maires de France (AMF), le maire est désigné par les conseillers municipaux par « scrutin secret et à la majorité absolue ». Ainsi, tout conseiller municipal, qu’il soit en tête de la liste majoritaire ou dans une liste minoritaire, peut être candidat. L’AMF souligne aussi qu’un conseiller peut devenir maire sans avoir exprimé sa volonté de se porter candidat. Il arrive donc qu’un individu accède à la fonction de maire sans l’avoir voulu, tandis que d’autres, à la tête de la liste gagnante, ne sont pas élus.
C’est exactement ce qui s’est produit dans les deux exemples évoqués. Les candidats qui avaient conduit leur liste respective ont été doublés par l’un de leurs colistiers, qui a présenté sa candidature lors du conseil d’installation. Dans ces situations, ce sont donc les colistiers qui ont pris la fonction de maire.