Un malentendu et un revirement. Le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a finalement confirmé sur X avoir « reçu de l’Élysée une invitation par SMS » pour l’hommage national dédié à Lionel Jospin, après s’être plaint de son absence à l’événement. Selon ses déclarations, l’invitation a été envoyée « ce matin » pour 9h30/10h aux Invalides, mais il a précisé qu’en raison du délai, il ne pouvait pas être présent à Paris, ajoutant qu’il y sera « par la pensée », rapporte TopTribune.
Alors que son entourage a indiqué à l’AFP que l’invitation avait bien été transmise mercredi soir à une adresse mail obsolète, l’Elysée a rejeté cette interprétation. Selon leurs affirmations, Mélenchon avait été convié à l’événement en tant qu’ancien ministre sous le gouvernement Jospin de 2000 à 2002, une position corroborée par les proches de l’ancien Premier ministre.
« Brutalité sectaire »
Dans son blog, Mélenchon a exprimé sa tristesse à l’idée de ne pas avoir été invité à l’hommage, affirmant: « Quels que soient les désaccords que tu as eus avec moi, je ne crois pas que tu aurais apprécié cette brutalité sectaire ». Ses mots soulignent un ressentiment persistant au sein de la sphère politique concernant le traitement des membres de l’ancien gouvernement.
Dans sa note de blog intitulée « salut Lionel », il a rendu hommage à Jospin, déclarant qu’il avait offert à la France « le gouvernement le plus à gauche du monde » à une époque marquée par l’ultralibéralisme. Mélenchon a également exprimé sa consternation face à l’élimination de Jospin au premier tour de l’élection présidentielle de 2002, un événement qu’il considère « injuste » et qui aurait pu changer le cours de l’histoire française.