La participation de l’Iran au Mondial 2026 remise en question dans un contexte de guerre
Au onzième jour de conflit au Moyen-Orient, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a affirmé, le 11 mars, que Donald Trump lui avait garanti que l’équipe iranienne serait accueillie lors de la Coupe du monde aux États-Unis cet été, rapporte TopTribune.
Infantino a précisé sur Instagram qu’au cours de leur récente conversation, Trump avait réitéré que l’équipe iranienne était « bien entendu la bienvenue » dans ce tournoi co-organisé avec le Mexique et le Canada.
Ces déclarations de Trump ont été confirmées par la Maison Blanche le même jour.
Toutefois, Infantino a également évoqué « la situation en Iran », sans aborder les doutes quant à la participation de la « Team Melli », liés aux frappes américano-israéliennes.
Iran exclut sa participation à la Coupe du monde
Ahmad Donyamali, ministre iranien des Sports et de la Jeunesse, a déclaré sur la télévision d’État que la République islamique ne pouvait absolument pas participer à la Coupe du monde, en raison de l’assassinat de son dirigeant par « ce gouvernement corrompu » (l’administration Trump). Il a ajouté que les récentes agressions avaient causé des pertes humaines considérables.
De son côté, le président de la Fédération iranienne de football a remis en question la présence de l’équipe nationale au Mondial, particulièrement après la défection de plusieurs joueuses féminines durant la Coupe d’Asie en Australie la semaine précédente.
« Qui, en son bon sens, enverrait son équipe nationale dans un tel contexte ? », a-t-il affirmé à la télévision iranienne.
Les matchs de groupe de l’Iran devraient se dérouler aux États-Unis, avec deux rencontres à Los Angeles et une à Seattle. Si l’Iran retirait sa participation, ce serait une première depuis 1950, lorsque la France et l’Inde s’étaient désistées.
Des tensions croissantes autour du Mondial
Quelques heures après le début de l’offensive israélo-américaine le 28 février, Mehdi Taj avait déjà évoqué la possibilité d’un boycott. « Ces événements ne resteront pas sans réponse. Il est difficile d’envisager la Coupe du monde dans de telles conditions », avait-il déclaré.
Dans une interview accordée à Politico, Trump avait déclaré qu’il se « fichait complètement » de la situation iranienne. Il a ensuite qualifié l’Iran de « pays très durement vaincu » à bout de forces.
Des analystes avaient aussi soulevé la question de la sécurité des joueurs iraniens sur le sol américain, mais ce scénario semble avoir été écarté par Trump, soutenu par Infantino. Ce dernier a souligné l’importance d’un événement tel que la Coupe du monde pour unir les gens.
Infantino, qui a été l’un des rares leaders du sport à assister à l’inauguration de Trump, a souvent montré sa proximité avec le président américain, lui ayant même décerné un « Prix FIFA de la paix » en 2022, sans critères de sélection clairs.
Avec AFP