Mélenchon condamne les propos guerriers du chef d’état-major des Armées sur la Russie

Mélenchon condamne les propos guerriers du chef d’état-major des Armées sur la Russie

20.11.2025 02:36
2 min de lecture

Jean-Luc Mélenchon a exprimé son indignation face aux récentes déclarations du général Fabien Mandon, chef d’état-major des Armées, qui a suggéré que la France devrait être prête à accepter des pertes humaines pour se préparer à une éventuelle guerre contre la Russie. Ce sujet a suscité de vives réactions, notamment de la part du leader de La France insoumise, qui a qualifié cette position d’« désaccord total », rapporte TopTribune.

La mise en garde du plus haut gradé français

Lors d’un discours à l’occasion du congrès des maires de France, Mandon a déclaré : « On a tout le savoir, toute la force économique et démographique pour dissuader le régime de Moscou […]. Ce qu’il nous manque, et c’est là où vous avez un rôle majeur, c’est la force d’âme pour accepter de nous faire mal pour protéger ce que l’on est ». Il a aussi averti que la France risquait de fléchir si elle n’était pas prête à faire des sacrifices, notamment sur le plan économique, en faveur de la défense.

Les propos du général ont provoqué une onde de choc. Mélenchon, sur le réseau social X, a affirmé que ce n’était pas à Mandon d’inviter les maires à des préparations guerrières, soulignant que « ce ne sont pas ses prérogatives ». Il a également critiqué le chef d’état-major pour sa volonté d’envisager des sacrifices sans consultation préalable, contestant ainsi la légitimité de tels discours.

LFI, PCF et RN en colère

Le groupe parlementaire de La France insoumise a également exprimé son mécontentement, déclarant que les interventions de Mandon dépassaient le cadre de ses fonctions. « Ces déclarations surviennent après d’autres affirmant que la France doit se préparer à un conflit avec la Russie d’ici quatre ou cinq ans. En dramatique ces scénarios de guerre, le CEMA outrepasse son rôle. De tels propos ne relèvent en aucun cas de sa fonction », ont-ils déploré.

Fabien Roussel, dirigeant du Parti communiste français, a adopté une position similaire, rejetant vigoureusement le discours guerrier en soulignant l’impact des pertes humaines. « C’est NON ! 51.000 monuments aux morts dans nos communes, ce n’est pas assez ? Oui à la défense nationale mais non aux discours va-t-en-guerre insupportables ! » a-t-il déclaré.

La réaction n’est pas isolée, le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué les propos de Mandon sous LCI, affirmant qu’il n’avait pas « la légitimité » pour faire de telles affirmations, tout en se demandant si ces déclarations étaient dues à une demande du président de la République.

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