Mathilde Panot demande l'exclusion de Némésis des événements de La France insoumise après la mort de Quentin Deranque

Mathilde Panot demande l’exclusion de Némésis des événements de La France insoumise après la mort de Quentin Deranque

17.02.2026 01:37
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La tension politique s’est intensifiée lundi après l’agression mortelle de Quentin Deranque, sur fond d’accusations entre organisations militantes et responsables politiques. Dans ce contexte, la cheffe des députés de La France insoumise, Mathilde Panot, a exprimé la nécessité d’écarter le collectif Némésis de tous les événements du mouvement, rapporte TopTribune.

Lors d’une intervention sur LCP, Mathilde Panot a affirmé que son groupe ne réclamait pas l’interdiction de Némésis, mais son exclusion de ses rassemblements. « Nous ne demandons même pas la dissolution de Némésis. Nous demandons à ce que Némésis soit tenu en dehors de nos meetings, en dehors de nos conférences, en dehors de nos manifestations. Sinon ça va mal finir », a-t-elle déclaré.

Elle a également évoqué des tensions persistantes, insistant sur le fait que « nous avons alerté depuis des années sur la manière dont nos meetings, nos manifestations, étaient attaqués par des groupes d’extrême droite », ajoutant qu’« il y a alerte dans ce pays ».

« Cela n’a rien à voir avec nous »

Selon Némésis, Quentin Deranque était en charge de la sécurité lors d’une manifestation contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences Po Lyon. Le gouvernement a évoqué la possible implication d’anciens membres du groupe antifasciste dissous La Jeune garde.

Mathilde Panot a pris ses distances avec cette hypothèse, précisant : « S’il y a des gens ex-Jeune Garde qui se trouvent dedans, j’appelle à ce qu’ils soient punis », tout en affirmant que « cela n’a rien à voir avec nous ». Elle a dénoncé une récupération politique, jugeant que « la manière dont ce drame est instrumentalisé est lamentable politiquement et vise à marginaliser La France insoumise ».

Les propos de Panot ont suscité des réactions immédiates. Alice Cordier, fondatrice de Némésis, l’a interpellée sur X, demandant : « Que sous-entendez-vous par « ça va mal finir » ? […] Vous nous menacez de mort ? » Le vice-président du Rassemblement national, Sébastien Chenu, a également critiqué cette déclaration, déclarant : « Ce n’est pas ça la démocratie Mathilde Panot », avant d’ajouter : « Chacun a le droit de s’exprimer sans risquer sa vie parce que vos amis de la Jeune garde ont décidé de tuer. Nous sommes des démocrates, nous n’empêchons personne de s’exprimer, vous feriez mieux de vous reprendre illico ».

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