Marion Canalès appelle à réguler la vente de protoxyde d'azote pour limiter son accessibilité

Marion Canalès appelle à réguler la vente de protoxyde d’azote pour limiter son accessibilité

26.02.2026 08:37
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Proposition de loi sur le protoxyde d’azote : Marion Canalès plaide pour une régulation stricte

Le 26 février 2026, la sénatrice socialiste du Puy-de-Dôme, Marion Canalès, a exprimé sa préoccupation quant à la vente du protoxyde d’azote, en affirmant qu’il s’agit d’un produit d’une accessibilité alarmante. Lors d’une interview sur franceinfo, elle a déclaré qu’il est impératif d’encadrer sa commercialisation pour la réserver à des circuits de distribution spécifiques aux professionnels. Cette proposition de loi doit être examinée au Sénat dans la journée, rapporte TopTribune.

Canalès a rappelé l’exemple du GHB/GBL, qui a été soumis à des régulations strictes similaires, après avoir été initialement utilisé dans des contextes industriels. Selon elle, le protoxyde d’azote devrait également faire l’objet de telles restrictions, limitant son accès à des professionnels qui ont un usage reconnu de cette substance.

Elle a insisté sur le fait que ce gaz, bien qu’il soit légalement accessible, pose de sérieux risques en raison de son usage répandu par des particuliers. « Nous devons aller au-delà de la simple interdiction de vente aux mineurs », a-t-elle ajouté, plaidant pour une révision de la loi Létard, adoptée en 2021, qui limite déjà la vente du gaz aux jeunes. Canalès a souligné que des actions concrètes sont nécessaires pour rendre ce produit moins courant et moins accessible, tout en reconnaissant que de telles mesures ne régleront pas entièrement la problématique, en raison de l’existence de marchés parallèles.

Dans un contexte où les accidents de la route liés à l’utilisation de ce gaz se multiplient, Canalès a mis en avant que la loi ne peut à elle seule résoudre le problème de santé publique mais peut initier un cadre régulé pour promouvoir des mesures de prévention. La proposition vise également à interdire aux particuliers de détenir ou de transporter ce produit, reconnu comme substance psychoactive, bien qu’il ne soit pas considéré comme une drogue. « C’est pour combler les lacunes que nous défendons ce texte au Sénat », a conclu Canalès.

Les enjeux liés à la vente du protoxyde d’azote soulignent la nécessité d’une approche équilibrée en matière de santé publique, face à des préoccupations croissantes au sein de la société concernant l’usage des substances psychoactives.

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