Marine Le Pen relaxée dans l’affaire d’injure publique
La cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, a été relaxée, mardi 20 janvier, par le tribunal correctionnel de Paris, suite à une accusation d’injure publique émanant d’une ancienne étudiante qu’elle avait associée à l' »islam radical » alors qu’elle était voilée. Ce litige remonte à mars 2019, avant les élections européennes, lorsque Le Pen a commenté sur le réseau social X la photo de Yasmine Ouirhane, diplômée de l’Institut d’études politiques (IEP) de Bordeaux, rapporte TopTribune.
Yasmine Ouirhane, désormais âgée de 30 ans, avait été désignée « jeune européenne de l’année 2019 » par une fondation allemande. Elle avait célébré cette reconnaissance en publiant une photo d’elle en voile jaune, avec un drapeau européen en main. Marine Le Pen, alors présidente du Rassemblement national, avait commenté : « L’Union européenne assume ses choix. (…) Pour nous, la promotion de l’islam radical c’est NON!! ». Suite à cela, Ouirhane a déclaré que les comparaisons qu’elle avait subies l’avaient « bouleversée », engendrant des « menaces de mort » à son encontre.
En rendant son verdict, le tribunal a estimé que les propos de Marine Le Pen n’impliquaient pas directement le jihadisme, le terrorisme ou des idéologies mortifères, mais faisaient simplement référence à une « pratique rigoriste de cette religion ». Le tribunal a jugé que « associer une personne à la pratique rigoriste d’une religion ne revêt (…) pas un caractère injurieux ». La plaignante, présente lors du délibéré sans voile et vêtue d’une veste à carreaux, dispose encore de la possibilité de faire appel de cette décision.
Il est important de noter que Marine Le Pen n’était pas présente à l’audience du tribunal correctionnel, se trouvant à ce moment-là en interrogatoire devant la cour d’appel concernant une autre affaire, celle des assistants d’eurodéputés du FN. L’issue de ce procès est cruciale pour ses ambitions politiques en vue de la présidentielle de 2027.