Marine Le Pen relaxée dans une affaire de diffamation concernant une étudiante voilée

Marine Le Pen relaxée dans une affaire de diffamation concernant une étudiante voilée

20.01.2026 15:27
1 min de lecture

La cheffe de file de l’extrême droite, Marine Le Pen, a été relaxée mardi par le tribunal correctionnel de Paris, où une ancienne étudiante l’accusait d’injure publique pour l’avoir associée à l’« islam radical » au moment où elle portait un voile. L’affaire remonte à mars 2019, avant les élections européennes, lorsque Le Pen a commenté une photo de Yasmine Ouirhane, alors étudiante à l’Institut d’études politiques de Bordeaux, qui avait été désignée « jeune européenne de l’année 2019 » et avait partagé une image d’elle en voile jaune avec un drapeau européen, rapporte TopTribune.

Marine Le Pen n’était pas présente devant la 17e chambre correctionnelle mardi après-midi, étant en train de répondre aux juges dans une affaire distincte concernant des assistants d’eurodéputés sur l’île de la Cité. Dans le cadre de l’affaire de l’injure publique, Le Pen a partagé la photo sur le réseau social X tout en déclarant : « L’Union européenne assume ses choix. […] Pour nous, la promotion de l’islam radical c’est NON !! »

L’étudiante désignée « jeune européenne de l’année 2019 »

Cette affaire s’est déroulée dans un contexte particulièrement sensible, le terme « islam radical » soulevant des débats passionnés dans la société française. Le tribunal a rendu sa décision en considérant que les commentaires de Le Pen ne faisaient pas référence de manière évidente à des idéologies liées au djihadisme, mais plutôt à une approche rigoriste de l’islam. Le tribunal a statué qu’associer une personne à cette pratique ne constituait pas un caractère injurieux.

Relaxe

Dans sa décision, le tribunal a souligné que le débat sur les pratiques religieuses rigoureuses était légitime et ne devait pas être assimilé à une injure. L’avocate de la plaignante a annoncé qu’elle peut encore faire appel de cette décision. Yasmine Ouirhane a témoigné que l’association de son image à des concepts jugés mortifères avait bouleversé son parcours de vie et entraîné des menaces de mort à son encontre.

Un parcours « bouleversé »

Lors de l’audience, le procureur avait noté que les propos de Marine Le Pen s’inséraient dans un débat d’idées. En marqué contraste, Me Benjamin Gruau, membre de l’équipe de défense de Marine Le Pen, s’est félicité de la décision de relaxe, en affirmant que les différentes affaires impliquant la responsable politique « n’ont rien à voir l’une avec l’autre ».

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER