Le procès en appel de Marine Le Pen débute, alors que son avenir politique est en jeu
Le 13 janvier 2026, Marine Le Pen a vu l’ouverture de son procès en appel concernant l’affaire des assistants parlementaires européens, qui pourrait mettre en péril sa candidature à la présidentielle de 2027. Alors que l’ancienne présidente du Rassemblement national (RN) est condamnée à cinq ans d’inéligibilité avec exécution immédiate, son appel s’annonce crucial pour son avenir politique, rapporte TopTribune.
En première instance, le tribunal l’avait reconnue coupable d’avoir détourné près de 2,9 millions d’euros de fonds européens entre 2004 et 2016, destinés à payer des salariés de son parti. L’accusation a abouti à une peine de quatre ans de prison, dont deux ferme, ainsi qu’à une amende de 100 000 euros. La décision, reçue comme une véritable déflagration politique, a immédiatement suscité des repercussions dans le paysage électoral.
Le nouvel appel représente un enjeu immense pour Marine Le Pen. Elle dispose de cinq semaines pour convaincre les magistrats de son innocence. Si la cour d’appel annule la condamnation, elle pourra se présenter pour la quatrième fois à l’élection présidentielle. A contrario, une nouvelle peine d’inéligibilité pourrait l’exclure de la course. En effet, si l’exécution provisoire est maintenue, ses chances de candidature seront significativement réduites. Les experts juridiques indiquent que la question du caractère suspensif de son pourvoi en cassation reste encore non tranchée.
En cas de décision d’inéligibilité sans exécution immédiate, le recours en cassation pourrait suspendre l’application de la peine, lui permettant ainsi d’envisager la candidature. Toutefois, l’incertitude plane sur le calendrier judiciaire, la cour d’appel promettant de rendre sa décision en été tout en la Cour de cassation n’étant pas tenue de respecter cette échéance.
Si la cour n’atteint pas ce délai et que Marine Le Pen se présente, elle pourrait bénéficier de l’immunité temporaire offerte aux présidents de la République, suspendant l’exécution de sa peine jusqu’à la fin de son mandat. Dans un entretien récent, la cheffe de file du RN a déclaré qu’elle ne se présenterait “évidemment pas” à l’élection si sa condamnation était confirmée, promettant de retirer sa candidature sans attendre la décision définitive de la Cour de cassation.