Marine Le Pen dénonce la gestion gouvernementale de la crise des carburants
Le 7 avril 2026, Marine Le Pen, cheffe des députés du Rassemblement national (RN), a critiqué la gestion par le gouvernement de la crise des carburants, affirmant que l’exécutif était « absolument dans l’erreur ». Elle a évoqué une absence de consensus parmi les Français concernant ces mesures. Le RN ne prévoit cependant pas de motion de censure sur ce sujet, rapporte TopTribune.
Lors d’une réunion hebdomadaire à l’Assemblée nationale, Le Pen a déclaré : « On voit bien qu’on n’est plus dans cette période de censure. » Elle soutient que la plupart des citoyens désapprouvent la manière dont le gouvernement gère cette crise. La cheffe du RN a de nouveau exprimé son désaccord sur l’absence de réduction de la TVA sur les énergies, qu’elle réclame. Selon elle, le gouvernement devrait baisser la TVA de 20 % à 5,5 % sur toutes les énergies.
Elle a également critiqué l’État qu’elle qualifie de « profiteur de crise », en raison des recettes indues générées par la hausse des prix des carburants. « Si le gouvernement refuse de regarder cela, c’est son problème », a-t-elle ajouté, en réponse à Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de la Transition énergétique, qui l’a accusée de « spéculer politiquement ».
En réponse, Bregeon a affirmé que « l’État ne profite pas d’une crise pétrolière » et a souligné que l’augmentation des recettes de la TVA était compensée par une baisse de la consommation. Elle a également noté que la hausse des taux d’intérêt conduisait l’État à emprunter à des conditions moins favorables. Toutefois, ces arguments n’ont pas convaincu Marine Le Pen, qui a maintenu que cela entraîne des conséquences sévères sur le pouvoir d’achat des ménages et sur l’économie en général.