L'Iran intensifie ses attaques dans le détroit d'Ormuz, Trump reste isolé face à la crise

L’Iran intensifie ses attaques dans le détroit d’Ormuz, Trump reste isolé face à la crise

17.03.2026 07:16
2 min de lecture

Tensions croissantes dans le détroit d’Ormuz avec les frappes iraniennes

Le bras de fer continue, mardi 17 mars 2026, au Moyen-Orient. L’Iran maintient la pression dans le détroit d’Ormuz, et l’appel à l’aide de Donald Trump a sonné dans le vide. Tout le monde est sur messagerie, et cela agace profondément le président américain. Donald Trump a beau marteler que son opération est un succès, le régime iranien continue de frapper ses alliés du Golfe. Ce blocage du détroit d’Ormuz, point névralgique du marché mondial du pétrole, est un gros caillou dans sa chaussure, rapporte TopTribune.

Un peu contraint et forcé, le Royaume-Uni, allié historique, a bien accepté de donner un coup de main. Cependant, Londres traîne clairement des pieds, et ce manque d’enthousiasme a fâché Donald Trump. Visiblement vexé, le président américain a fini par dire qu’il n’avait besoin de personne. Il donne surtout l’impression de vouloir partager les frais d’une guerre dont personne ne sait précisément ce qu’il veut faire.

Donald Trump récolte ce qu’il a semé en déclenchant une guerre sans prévenir personne, en dehors d’Israël, mais aussi en multipliant les marques de mépris à l’égard des Européens et en sapant la confiance inspirée par son pays. Forcément, cela ne se bouscule pas au portillon pour l’aider. Si tout le monde est concerné par le blocage du détroit et ses conséquences sur le commerce, ou par la flambée des cours du pétrole, personne n’a encore suffisamment à perdre pour agir. Les Indiens et les Chinois misent sur leurs stocks stratégiques. Les Européens ne veulent surtout pas être embarqués dans la guerre. « Il n’y a pas d’appétit » pour une intervention, a résumé, par un bel euphémisme, la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.

En France, si Emmanuel Macron a lancé l’idée d’une coalition pour sécuriser le détroit, il avait prévenu d’emblée qu’une opération ne pouvait débuter qu’après la « sortie de la phase la plus chaude du conflit ». On en est loin, et le président français a en plus été refroidi par la mort d’un soldat victime d’un tir de drone en Irak le vendredi 13 mars. Aujourd’hui, la menace des drones et des missiles reste trop forte. Longer les côtes iraniennes et parcourir les centaines de kilomètres séparant le détroit de la pointe nord du Golfe persique, c’est devenir la cible d’un stand de tir au pigeon. Pas question, d’autant que Téhéran accentue sa pression en frappant sans relâche ses voisins du Golfe et en ciblant particulièrement les installations pétrolières. Le régime iranien a notamment visé le port émirati de Fujaïrah, installé au-delà du détroit, ce qui permet en théorie de faire sortir du pétrole même en cas de blocage. Le site a été touché par deux attaques de drones lors des trois derniers jours.

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