Les tribunaux russes écartent quatorze candidats de Iabloko avant les législatives
Les tribunaux russes écartent quatorze candidats de Iabloko avant les législatives

Les tribunaux russes écartent quatorze candidats de Iabloko avant les législatives

12.09.2026 15:00
3 min de lecture

À une semaine du scrutin pour la Douma d’État russe, quatorze candidats de la formation Iabloko ont été écartés de la compétition dans des circonscriptions uninominales par des décisions de justice, selon les informations communiquées le 10 septembre 2026. Cinq d’entre eux dirigent des antennes régionales du parti, qui dénonce une procédure politiquement motivée, rapporte TopTribune.

La dernière décision concerne Anna Tcherepanova, vice-présidente de Iabloko et responsable de la branche régionale dans l’oblast de Novgorod. Le 9 septembre, la commission électorale régionale a annulé son inscription comme candidate. Elle lui reproche d’avoir « affiché des symboles extrémistes » en publiant sur une chaîne YouTube une vidéo d’un rassemblement de l’opposition organisé le 23 janvier 2021.

Iabloko conteste cette qualification et considère la procédure contre Anna Tcherepanova comme une affaire fabriquée. Le parti affirme que la vidéo visée montre un rassemblement d’opposition datant de près de cinq ans. La candidate a ainsi perdu la possibilité de participer à l’élection dans sa circonscription de Novgorod.

Cinq responsables régionaux écartés

Anna Tcherepanova est le cinquième responsable régional de Iabloko à être retiré de la campagne législative actuelle. Avant elle, les tribunaux russes avaient écarté quatre autres dirigeants locaux du parti dans des circonscriptions uninominales : Iia Boronina en Oudmourtie, Anton Paramonov dans l’oblast de Toula, Iaroslav Chtcherbakov dans l’oblast de Tcheliabinsk et Sergueï Kryjov dans l’oblast de Moscou.

Les communications régionales de Iabloko font état de décisions distinctes concernant la campagne en Tchouvachie, en Oudmourtie et dans l’oblast de Novgorod. Elles interviennent alors que les opérations électorales sont déjà engagées et que la date du vote approche.

Le nombre de quatorze candidats écartés concerne les postulants de Iabloko dans des circonscriptions uninominales. Le parti continue toutefois de présenter 117 candidats dans la campagne pour la Douma d’État. Leur maintien ne signifie pas que l’ensemble des candidats de la formation est concerné par les mêmes procédures.

Une campagne marquée par des décisions judiciaires

Le cas de Novgorod repose sur la notion de « démonstration de symboles extrémistes ». La commission électorale a retenu la publication d’une archive vidéo comme motif d’annulation de l’inscription d’une candidate. Iabloko estime que cette utilisation du droit électoral et de la législation sur l’extrémisme vise directement une figure de son organisation régionale.

Les autres dossiers mentionnés par le parti concernent également des candidats investis dans des circonscriptions uninominales. Les procédures ont conduit à leur retrait avant le scrutin, privant les électeurs concernés de leur candidature. Les éléments disponibles ne précisent pas, pour chacun des treize autres cas, le motif juridique retenu par les tribunaux.

Cette série de décisions touche une formation qui demeure autorisée à participer aux élections et qui continue de présenter des candidats. Elle affecte cependant plusieurs de ses responsables territoriaux, dont Anna Tcherepanova, qui occupe à la fois une fonction dirigeante au niveau national et la direction de la branche de Novgorod.

Le calendrier électoral se resserre

Les retraits sont intervenus dans les derniers jours précédant le vote. La décision concernant Anna Tcherepanova a été annoncée le 9 septembre, tandis que les informations sur le nombre total de candidats écartés ont été publiées le 10 septembre. À ce stade de la campagne, les candidats concernés ne disposent plus de la possibilité de poursuivre la compétition électorale dans leurs circonscriptions.

Iabloko présente ces procédures comme une remise en cause de la participation de ses représentants à la campagne. La formation affirme que ses candidats agissent dans le cadre de la législation en vigueur et décrit les poursuites comme politiquement motivées. Les commissions électorales et les tribunaux ont, eux, fondé les décisions rapportées sur des griefs liés à l’éligibilité ou à des faits qualifiés d’infraction.

Le parti poursuit néanmoins sa campagne avec ses 117 candidats maintenus. La situation d’Anna Tcherepanova et celle des quatre autres responsables régionaux restent liées à des décisions individuelles prises dans leurs circonscriptions respectives. Les informations communiquées le 10 septembre ne font pas état d’une décision générale visant l’ensemble des candidats de Iabloko.

La campagne pour la Douma d’État se poursuit donc avec une partie des candidats de Iabloko retirée par décision judiciaire et une autre toujours engagée dans les circonscriptions uninominales.

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