Les arénas québécoises se préparent à un retour du hockey pour tous les âges
Les arénas du Québec sont de nouveau animées par des hockeyeurs de tous âges. Alors que les jeunes s’élancent avec enthousiasme sur la glace, les joueurs plus âgés doivent faire face à la réalité de la préparation nécessaire avant de se livrer à un sport aussi exigeant. La kinésiologue Marie-Noëlle Fontaine, agente du projet MOVE 50+ et collaboratrice à la Chaire de recherche pour un vieillissement en santé de l’Université de Sherbrooke, nous éclaire sur les meilleures pratiques pour reprendre le sport à 50 ans et plus, rapporte TopTribune.
Évaluer son état de santé avant de reprendre le sport
Pratiquer un sport est toujours bénéfique, mais il est crucial de bien évaluer sa condition physique de départ. À 50 ans, certains individus se trouvent en excellente forme, tandis que d’autres peuvent avoir développé de moins bonnes habitudes de vie, telles que le tabagisme ou une consommation excessive d’alcool. Ces facteurs augmentent les risques de maladies comme le diabète ou les affections cardiovasculaires. Par exemple, une personne de 53 ans ayant un antécédent familial de maladie cardiaque devrait réfléchir attentivement avant de s’engager dans une activité physique intense, comme le hockey, surtout si elle n’est pas active. C’est pourquoi les défibrillateurs sont désormais présents dans tous les arénas québécois.
Préparation nécessaire avant de se lancer dans le sport
Pour se préparer à une saison sportive, il est recommandé de consacrer au moins six à huit semaines à l’adaptation du corps à l’effort. Si la saison de hockey débute le 15 septembre et que l’athlète a été inactif pendant plusieurs années, il serait judicieux de commencer une routine d’exercice dès juillet, par exemple, en marchant trois fois par semaine. Une fois que l’endurance de marche est acquise, le jogging par intervalles peut être intégré. Le hockey nécessite non seulement des mouvements en avant, mais aussi des efforts latéraux qui sollicitent intensément l’articulation de la hanche. Un dernier mois de préparation doit inclure des exercices spécifiques au sport pour minimiser les risques de blessures sérieuses.
Importance de l’échauffement avant l’effort
Pour les sports intenses, un échauffement adéquat est primordial. Par exemple, les sprinters consacrent jusqu’à deux heures à s’échauffer pour une course de seulement 10 secondes. Ainsi, pour un match de hockey, un échauffement de 10 à 15 minutes est conseillé. Cela inclut de grands mouvements rotatifs qui préparent les muscles à l’effort et favorisent la lubrification des articulations. Par ailleurs, il a été prouvé que s’étirer juste avant l’effort n’est pas optimal pour la performance; il est préférable de le faire après l’activité physique.
Les exercices essentiels à 50 ans et plus
La perte de masse musculaire débute dès 30 ans si elle n’est pas maintenue. Il est donc recommandé de faire de la musculation au moins deux à trois fois par semaine, visant une fatigue musculaire réelle avec des répétitions entre 8 et 12. De plus, l’agilité et la rapidité des influx nerveux diminuent avec l’âge, rendant crucial le maintien d’un lien efficace entre le cerveau et les muscles à travers des exercices variés.
Écouter son corps et optimiser la récupération
Il est essentiel de reconnaître les signes de surcharge physique. Par exemple, l’essoufflement devrait diminuer avec l’essor de l’activité, et toute douleur intense doit être prise au sérieux. Des symptômes comme des palpitations ou une fatigue soudaine doivent alerter l’athlète sur la nécessité d’arrêter l’exercice. Un sommeil réparateur, une bonne hydratation et une alimentation équilibrée jouent également des rôles cruciaux dans la performance physique. En résumé, le corps est capable d’amélioration à tout âge, à condition de respecter des doses appropriées d’intensité d’effort pour éviter les blessures.