Réflexion sur les options de candidature des Républicains pour la présidentielle
Les sympathisants du parti des Républicains décideront en avril s’ils souhaitent désigner directement leur président Bruno Retailleau comme candidat à l’Élysée ou s’ils préfèrent opter pour une primaire fermée ou semi-ouverte, où d’autres postulants pourraient faire leur apparition, rapporte TopTribune.
Lors d’une conférence de presse le 24 mars, Bruno Retailleau a précisé que le choix a été défini lors d’un bureau politique, bien qu’il n’ait pas été adopté à l’unanimité. Il a exprimé que ce consensus était large, illustrant les discussions menées au sein d’un groupe de travail récemment constitué, dirigé par Gérard Larcher, président du Sénat, pour établir les modalités de nomination du candidat LR à la présidentielle.
Les adhérents, dont le nombre dépassait les 120 000 il y a un an, auront trois options à la consultation prévue en avril à une date encore inconnue. Parmi ces options, la première serait la tenue d’une primaire interne pour déterminer le candidat qui représentera le parti. La deuxième option consisterait en une primaire plus ouverte, englobant même des sympathisants. La troisième option impliquerait la nomination immédiate de Bruno Retailleau comme candidat, qui a déjà manifesté son ambition présidentielle dès février, sans attendre les conclusions du groupe de travail.
La réunion s’est tenue sans deux potentiels candidats du parti : Xavier Bertrand, président des Hauts-de-France, qui s’oppose à toute forme de primaire, et Laurent Wauquiez, qui prône une primaire intégrant une vaste gamme de candidats allant de Gérald Darmanin, membre du parti macroniste, à Sarah Knafo de l’extrême droite.
Présent lors de la séance, David Lisnard, maire de Cannes et vice-président des Républicains, a exprimé sa frustration. Il s’est opposé à la proposition formulée, soulignant ses inquiétudes quant à la capacité du parti à se maintenir face aux nouvelles règlements du XXIe siècle. Il a notamment mis en avant le risque que le parti ne disparaisse s’il persiste à considérer qu’il demeure en première division, en imposant un candidat supposément capable d’atteindre le second tour.
Ce bureau politique s’est tenu dans le sillage des élections municipales, où les Républicains ont réussi à s’implanter dans plusieurs villes, notamment Clermont-Ferrand, Brest, Limoges et Besançon, tout en échouant à s’imposer à Paris et Lyon, soulignant ainsi les défis persistants du parti sur la scène politique française.