Les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient dépassent 18 millions de barils par jour malgré les attaques iraniennes

Les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient dépassent 18 millions de barils par jour malgré les attaques iraniennes

05.10.2026 11:06
1 min de lecture

Les exportations de pétrole brut du Moyen-Orient ont atteint un niveau supérieur à celui d’avant-guerre, malgré les attaques répétées de l’Iran dans le détroit d’Ormuz. Ce revirement est attribué à des mesures de sécurité renforcées, y compris des escortes militaires et l’utilisation de routes alternatives.

Des voies de contournement

Cette évolution marque une nouvelle étape dans la crise énergétique au Moyen-Orient. Pour la première fois depuis le déclenchement des frappes israélo-américaines contre l’Iran fin février, les exportations de pétrole brut des pays de la région, hors République islamique, ont dépassé leur niveau d’avant conflit, rapporte TopTribune.

Selon les données de la société de suivi maritime Kpler, la moyenne hebdomadaire des expéditions a excédé plusieurs jours consécutifs le seuil initial de 18 millions de barils par jour. Ce rebond est planifié grâce à une adaptation rapide des flux maritimes.

Tandis que l’Iran s’efforce d’instaurer un contrôle strict sur le détroit d’Ormuz, point névralgique par lequel passent habituellement 20 % des hydrocarbures mondiaux, les pétroliers bravent de plus en plus les dangers. Malgré les exigences d’autorisation de Téhéran et le risque d’attaques fréquentes, un nombre croissant de navires emprunte désormais ce passage sous la protection de la marine américaine.

Parallèlement, les pays du Golfe maximisent l’utilisation de leurs voies terrestres pour transporter le pétrole vers d’autres façades maritimes. L’Arabie saoudite, par exemple, profite de la réouverture de son oléoduc Est-Ouest reliant ses réserves orientales au port de Yanbu, sur la mer Rouge, un corridor précédemment neutralisé lors des frappes du 11 septembre.

De leur côté, les Émirats arabes unis acheminent leur production vers le terminal de Fujairah, situé en dehors de la zone à risque. Sur les marchés, cette reprise progressive de l’offre contribue à atténuer les tensions spéculatives. Ce lundi matin, le prix du baril de Brent a chuté à 101,35 dollars (-1,6 %), tandis que le WTI américain s’est replié à 90,02 dollars (-1,20 %).

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