Les députés des Bouches-du-Rhône demandent une commission d’enquête sur l’incendie de Marseille

Les députés des Bouches-du-Rhône demandent une commission d’enquête sur l’incendie de Marseille

04.12.2025 12:36
2 min de lecture

Le 8 juillet 2025, un incendie majeur a ravagé 750 hectares et détruit de nombreuses habitations dans les Pennes-Mirabeau et le nord de Marseille, notamment dans le secteur de l’Estaque. Ce sinistre a marqué le début d’un été éprouvant pour le département. Cinq mois plus tard, deux députés socialistes des Bouches-du-Rhône, Marc Pena et Laurent Lhardit, ont décidé de demander des comptes et d’exiger des mesures suite à cette catastrophe, rapporte TopTribune.

Ils ont présenté une résolution visant à établir une commission d’enquête parlementaire sur cet incendie. « Cela nous permettra d’avoir les moyens nécessaires pour enquêter et éclairer la situation », a expliqué Laurent Lhardit, député de la 2e circonscription des Bouches-du-Rhône, englobant le 7e et 8e arrondissement de Marseille. « La perspective parlementaire offre un cadre pour une enquête sérieuse », a-t-il ajouté.

Afin de combattre les flammes, 875 pompiers ont été mobilisés, entraînant la destruction de **49 maisons**. « Nous voulons comprendre véritablement ce qui s’est passé », a affirmé Marc Pena, député de la 11e circonscription, qui inclut également les Pennes-Mirabeau. « Nous ne préjugeons rien, mais il est crucial de savoir comment et pourquoi cet incendie a eu lieu », a-t-il insisté.

Georges-François Leclerc auditionné ?

Les victimes de l’incendie attendent également des réponses. Après que les flammes aient été maîtrisées, le choc s’est transformé en colère et en interrogations sur d’éventuelles défaillances dans la chaîne de commandement. Des plaintes ont été déposées, et un collectif s’est formé en août pour exiger des documents officiels concernant la journée de l’incendie, dont l’origine pourrait être liée à une voiture en flamme sur le bord de l’autoroute.

A l’époque, l’ex-préfet Georges-François Leclerc, récemment nommé à l’Elysée pour diriger le cabinet du président Emmanuel Macron, était en charge de la situation. Il avait déclaré « assumer » toutes les décisions prises en affirmant que « le pire a été évité ». Fort heureusement, l’incendie n’a causé ni décès ni blessés graves. Si la commission d’enquête va à son terme, il pourrait être appelé à témoigner, aux côtés des sinistrés, des comités de quartier, des élus locaux et des services de secours mobilisés.

« Il est un acteur principal et pourrait être auditionné. Nous ne nous priverons de rien pour déterminer les causes, les effets et comment améliorer notre réponse face à ces situations », a souligné Marc Pena.

En tirer des préconisations

Les deux élus souhaitent passer en revue la coordination de la chaîne de commandement, la prévention des risques et l’information de la population. Leur objectif à long terme est de tirer des recommandations « pour mieux protéger les habitants, nos forêts et la nature et préparer nos territoires aux risques d’incendies », a déclaré Marc Pena. « Nous devons reconnaître que ces événements extraordinaires deviendront la norme », a-t-il affirmé. Ces propositions pourraient également être appliquées à d’autres départements particulièrement affectés, tels que le Var, le Gard ou l’Aude, ce dernier étant déjà ravagé par un incendie massif en août dernier ayant détruit 17 000 hectares et touché seize communes.

La phase budgétaire doit s’achever avant que le calendrier parlementaire puisse déterminer la suite de cette initiative, qui recherche la création de cette commission. Marc Pena espère que le processus pourra avancer avant le premier anniversaire de la catastrophe. « L’objectif d’une commission d’enquête est de prendre du recul pour examiner à fond les éléments et essayer d’élaborer des réponses sérieuses, a assuré Laurent Lhardit. Ce n’est pas un spectacle politique », a-t-il conclu.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER