Français sous pression suite à l’agression mortelle d’un militant identitaire à Lyon
Quentin Deranque, militant nationaliste de 23 ans, a succombé à ses blessures après une agression survenue jeudi à Lyon, en marge d’une conférence de la députée européenne LFI Rima Hassan, durant laquelle le collectif identitaire Némésis protestait. Cet événement a provoqué une vague de réactions politiques significatives, plaçant le mouvement de Jean-Luc Mélenchon sous un intense feu des critiques, concernant son lien supposé avec la violence politique, rapporte TopTribune.
La classe politique française a unanimement condamné cette agression mortelle. Cependant, les adversaires de La France insoumise (LFI) accusent ce mouvement d’avoir fait preuve de complaisance à l’égard de la violence politique perpétrée par des groupuscules d’extrême gauche. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a déclaré, « C’est l’ultragauche qui manifestement a tué », pointant une connivence à l’égard de la violence chez LFI. Par ailleurs, Marine Le Pen a évoqué sur Twitter « des milices d’extrême gauche (…) s’appuyant sur la complaisance et le soutien de partis tels que La France insoumise ».
Othman Nasrou, secrétaire général des Républicains (LR), a également pris fait et cause contre LFI, indiquant que « La France insoumise crée le terreau fertile à cette ultraviolence ». Ses propos révèlent une volonté de relier la présence de LFI à une montée de la violence dans le pays. Ces accusations se fondent sur des liens supposés entre la Jeune Garde, collectif antifasciste, et le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, les membres de Némésis ayant accusé ce groupe d’avoir participé aux violences contre Deranque.
À l’heure actuelle, la justice n’a pas déterminé l’identité des agresseurs. Toutefois, le député LFI Raphaël Arnault, dont l’assistant était impliqué, a nié toute responsabilité dans les événements tragiques. Il a décidé de se retirer temporairement de ses fonctions d’assistant parlementaire, évoquant des menaces de mort émanant de l’extrême droite.
La Jeune Garde, fondée en 2018 à Lyon pour contrer le mouvement d’extrême droite Bastion social, a attiré l’attention médiatique en raison de l’ascension politique de Raphaël Arnault, élu député en 2024 malgré son passé trouble, y compris une condamnation pour violences volontaires en réunion. Les responsables de LFI ont affirment dans un communiqué que leur collectif a pour mission de lutter contre l’extrême droite et que toute accusation d’implication dans l’agression de Deranque est infondée.
Jean-Luc Mélenchon a lui-même exprimé son empathie envers la famille de la victime tout en rejetant les accusations visant son mouvement. Lors d’un meeting, il a affirmé, « Nous n’avons rien à voir avec cette histoire et ceux qui nous accusent sont des calomniateurs », pointant du doigt ceux qui tentent de profiter de cette tragédie à des fins politiques.
Depuis l’agression, des attaques ont été signalées contre des locaux de LFI, avec des actes de vandalisme à Metz et à Lille. Ces réactions montrent la montée des tensions politiques en France autour de la question de la violence dans les manifestations.
La situation reste complexe alors que les enquêteurs continuent de démêler les circonstances de l’agression et que les tensions entre les différents mouvements politiques ne cessent d’augmenter.