Le stress au début de la grossesse augmenterait le risque de fausse couche selon une étude américaine

Le stress au début de la grossesse augmenterait le risque de fausse couche selon une étude américaine

02.03.2026 17:17
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Le stress pendant la grossesse et le risque de fausse couche

Les femmes dont le stress, mesuré objectivement à l’aide de l’échelle validée PSS-10 (Perceived Stress Scale), est élevé entre 5 et 8 semaines de grossesse présentent un risque accru de fausse couche, selon une récente étude publiée dans Human Reproduction, rapporte TopTribune.

Cette recherche, dirigée par la Pre Amelia Wesselink de l’Université de Boston, s’appuie sur la cohorte PRESTO (Pregnancy Study Online), une étude préconceptionnelle en cours qui a recruté des participantes âgées de 21 à 45 ans, vivant aux États-Unis ou au Canada, entre 2013 et 2025, et cherchant à concevoir naturellement.

Parmi les références étudiées, l’évaluation du stress a été essentielle. En tout, 8 319 femmes ont rempli la PSS-10 au début de leur grossesse, pendant que 11 189 autres l’ont renseignée durant la période préconceptionnelle, avec une évaluation effectuée toutes les 8 semaines.

Environ 20 % des grossesses étudiées se sont soldées par une fausse couche, celles-ci intervenant en moyenne à six semaines d’aménorrhée.

Le stress, associé à une incidence plus élevée de fausses couches

Après ajustement pour tenir compte des facteurs de confusion (comme l’âge et le poids), les scores élevés de PSS-10, mesurés entre 5 et 8 semaines de grossesse, étaient fortement corrélés au risque de fausse couche : un score de 10 à 14 sur 40 était associé à une augmentation de 38 % du risque relatif par rapport à un score inférieur à 10. Un score supérieur à 25 augmentait ce risque de 105 %.

Les analyses par semaine ont révélé une association entre stress élevé et fausse couche entre les semaines 4 et 8, atteignant un pic à la semaine 7. En revanche, aucun lien n’a été observé entre les scores préconceptionnels de PSS-10 chez les femmes ou les hommes et le risque de fausse couche.

Malgré le caractère cohorte de ces données, la taille de l’échantillon et la validation des méthodes de mesure renforcent la validité des résultats. Les chercheurs suggèrent que des interventions visant à réduire le stress en début de grossesse pourraient aider à diminuer le taux de fausses couches, mais soulignent que « la confirmation de nos résultats par des études randomisées est nécessaire ».

Cortisol, HcG… une histoire d’hormones

D’un point de vue physiopathologique, une élévation du cortisol, souvent appelée « l’hormone du stress », résultant de l’activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien, pourrait perturber la production de progestérone. Un autre mécanisme potentiellement impliqué est la diminution de la sécrétion de l’hormone chorionique gonadotrope (hCG), qui est cruciale pour l’implantation de l’embryon dans l’endomètre, la paroi de l’utérus.

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