Vote au Sénat sur la Réforme des Retraites
Ce mardi 25 novembre 2025, les sénateurs ont voté pour enlever la suspension de la réforme des retraites du budget de la Sécurité sociale pour 2026. Par 190 voix contre 108, la chambre haute, dominée par la droite, a refusé de repousser la réforme « Borne » portant l’âge légal de départ à 64 ans à janvier 2028, rapporte TopTribune.
Cette suspension avait été négociée par les socialistes avec le gouvernement Lecornu et votée en première lecture à l’Assemblée. Elle visait à permettre aux parlementaires de dégager une majorité pour voter les textes budgétaires, une tâche qui s’annonce compliquée, malgré les espoirs d’Olivier Faure et de Sébastien Lecornu.
Le vote du Sénat met en lumière un désaccord croissant entre les deux chambres. Après ce développement, le Sénat pourrait se retrouver dans une position d’impuissance face à l’adoption du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Procédure parlementaire et suite des événements
Actuellement, les deux chambres ont manifesté un désaccord non seulement sur la réforme des retraites, mais aussi sur l’ensemble du texte budgétaire. La navette parlementaire va se poursuivre avec une commission mixte paritaire (CMP) prévue pour le mercredi 26 novembre.
Si cette commission parvient à un consensus, le texte sera débattu au Sénat et à l’Assemblée, dans des conditions spécifiques définies par l’article 45 de la Constitution.
Aucun amendement n’est recevable sauf accord du gouvernement.
Le gouvernement aura la possibilité d’amender le texte, sous réserve de soumettre ces modifications au vote.
Derniers développements au Palais Bourbon
Si la CMP échoue à trouver un consensus ou si le texte n’est pas adopté par les deux chambres, il devra repartir en nouvelle lecture à l’Assemblée et au Sénat. Les difficultés lors de la première lecture et de la CMP soulèvent des doutes quant à l’issue d’une éventuelle seconde lecture.
Dans ce cas, le gouvernement pourrait demander à l’Assemblée de « statuer définitivement ».
En ce cas, l’Assemblée nationale peut reprendre soit le texte élaboré par la commission mixte, soit le dernier texte voté par elle, modifié le cas échéant par un ou plusieurs des amendements adoptés par le Sénat.
En dépit des désaccords sur la suspension de la réforme, l’adoption du budget de la Sécurité sociale nécessitera sans doute un vote sur cette suspension. Le Parti socialiste en fait un élément central pour parvenir à un compromis sur les textes budgétaires.