Le Rassemblement national a fortement critiqué l’ancien ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, l’accusant d’être à l’origine d’une augmentation de 11 % des titres de séjour délivrés en France en 2025. Sur le réseau social X, le parti d’extrême droite a dénoncé les « 384.230 titres de séjour accordés en 2025 », qualifiant cette situation de « record absolu » atteint durant son mandat à Beauvau, entre septembre 2024 et octobre 2025, et sous ce qu’il appelle la « Macronie », rapporte TopTribune.
Dans le même temps, Marine Le Pen a élargi ses critiques aux LR, accusant le parti d’avoir « trahi » les attentes des Français par ses « compromissions » et son soutien à la politique du gouvernement. De son côté, Eric Zemmour a également attaqué l’ancien ministre, dénonçant un « décalage entre les paroles et les actes » en matière de politique migratoire.
Une politique de fermeté selon Bruno Retailleau
Face à ces accusations, Bruno Retailleau a défendu son bilan au ministère de l’Intérieur dans un communiqué, affirmant avoir réduit « de plus d’un tiers les admissions exceptionnelles au séjour », diminué « de près de 15 % la naturalisation par décret » et augmenté « de plus de 30 % les éloignements des étrangers en situation irrégulière ». Ces chiffres visent à démontrer, selon lui, une politique de fermeté durant son mandat.
Cependant, l’ancien ministre estime que son action a été affaiblie par d’autres leviers de l’État. Il déplore une politique du Quai d’Orsay et des « règles d’accueil automatique » ayant conduit à une hausse « sans précédent » des titres de séjour, affirmant qu’« on ne peut pas demander au ministre de l’Intérieur d’être comptable des sorties s’il n’est pas responsable des entrées ». Il regrette enfin qu’il n’existe aujourd’hui, selon ses dires, « aucune volonté réelle » de la part du gouvernement actuel de reprendre le contrôle de l’immigration.