Des rumeurs persistantes évoquent la décision du Maroc de baptiser une autoroute reliant le sud du pays au Sahara occidental du nom de Donald Trump. Cette autoroute de plus de 1 000 kilomètres est devenue un axe stratégique, mais elle traverse un territoire dont le statut continue de provoquer des tensions diplomatiques, étant revendiqué à la fois par le Maroc et les indépendantistes sahraouis, rapporte TopTribune.
La décision officielle du Maroc
Le 1er août, le Maroc a officialisé, par le biais d’une lettre envoyée par le roi Mohammed VI à Donald Trump, la dénomination de la voie express Tiznit-Dakhla en tant qu' »Autoroute Donald J. Trump », a rapporté l’agence officielle marocaine MAP. Dans cette correspondance, le roi a exprimé sa gratitude envers le président américain pour sa « reconnaissance historique de la souveraineté du Maroc en 2020 sur son Sahara », une marque de reconnaissance que les Marocains garderont en mémoire.
Un symbole de normalisation des relations
Ce geste marque une preuve tangible de la normalisation des relations entre le Maroc et les États-Unis. En décembre 2020, Donald Trump avait soutenu un plan d’autonomie au Sahara occidental sous souveraineté marocaine en échange de la normalisation des relations du Maroc avec Israël. Le Sahara occidental, riche en ressources naturelles, est contrôlé en grande partie par le Maroc et reste non autonome selon les Nations unies. Ce conflit perdure depuis plus de cinquante ans, opposant Rabat aux indépendantistes du Front Polisario soutenus par l’Algérie.
Réaction de Donald Trump
Sur son réseau social Truth Social, Donald Trump a exprimé sa joie suite à l’annonce de cette dénomination. « Merci à Son Altesse Royale Mohammed VI. Quel immense honneur ! J’ai hâte de parcourir un jour cette grande autoroute dans toute sa longueur, j’espère que ce sera bientôt ! » a-t-il écrit. Dans un message à l’occasion du 27e anniversaire de son accession au trône, Trump a réaffirmé son soutien au plan marocain concernant le Sahara occidental, qualifiant cette proposition de « seule base pour une solution juste et durable », tout en considérant d’autres voies comme inacceptables.