Saint-Étienne rompt son jumelage avec Nof HaGalil pour soutenir une collectivité palestinienne
Le maire de Saint-Étienne, Régis Juanico, a annoncé le 17 avril 2026 la décision de la ville de rompre son jumelage avec la commune israélienne de Nof HaGalil pour établir un partenariat avec une collectivité palestinienne. Juanico justifie cette démarche en soulignant que Nof HaGalil est dirigée par « l’extrême droite », rapporte TopTribune.
La municipalité de gauche, hors LFI, précise qu’elle souhaite « placer son action de coopération sous l’égide du droit international et de la solidarité humaine ». Ce partenariat avec une collectivité palestinienne est présenté comme un « nouvel acte fort de coopération internationale » au moment où la situation à Gaza reste préoccupante.
Dans son communiqué, la mairie de Saint-Étienne déclare : « Face à la tragédie qui frappe le peuple palestinien et au génocide toujours en cours à Gaza, la Ville de Saint-Étienne exprime sa plus vive préoccupation » et s’affirme comme « actrice résolue de la paix et du respect des droits fondamentaux ». La décision de rompre avec Nof HaGalil, jumelage établi en 1974, est également justifiée par une « suspension de fait des opérations de coopération ».
Nof HaGalil, qui abrite environ 50 000 habitants, a été créée sur des terres acquises au détriment de la ville voisine de Nazareth, dans le cadre d’une politique visant à « judéiser la Galilée », initiée par le Premier ministre d’alors, David Ben Gourion. En réponse à cette annonce, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en Auvergne-Rhône-Alpes a critiqué cette décision, indiquant que la rupture avec une ville israélienne démocratique n’alimente ni la paix ni la justice, mais renforce les fractures.
L’annonce du maire intervient alors qu’une manifestation organisée par La France Insoumise (LFI) est prévue sur la place de l’Hôtel de Ville pour demander le « déjumelage » avec la « colonie israélienne Nof HaGalil ».