Le ministre des Comptes publics a proposé le 29 septembre 2026 aux syndicats une augmentation de l’indice minimum des fonctionnaires afin d’atténuer la colère croissante face à l’inflation et la réduction du pouvoir d’achat. Cette proposition a été reçue avec scepticisme par les syndicats, qui n’excluent pas la tenue de nouvelles journées d’actions, rapporte TopTribune.
Cette mesure vise à rehausser, dès le 1er janvier, le minimum de l’indice de rémunération pour permettre à 400.000 agents publics de bénéficier d’un salaire de base supérieur au Smic.
David Amiel a précisé que ce relèvement s’accompagnera d’injections pérennes de points d’indice dans les premiers échelons, afin de redonner de la valeur à l’avancement et à l’ancienneté.
« Mesurettes »
Damien Martinez de la CGT a dénoncé, dans des propos recueillis par l’AFP, des « mesurettes » et « de l’affichage » qui ne répondent pas aux attentes des fonctionnaires. Il a quitté la réunion avant sa conclusion, rejoignant ainsi Solidaires et la FSU, déçus par la proposition jugée « loin de satisfaire » les revendications des employés publics.
À l’inverse, FO s’est distanciée du reste des syndicats en ne participant pas à la réunion à Bercy, avec Christian Grolier soulignant que « notre présence ou non ne changeait rien, car les négociations n’existent pas ». Il a qualifié l’attitude du gouvernement de « mascarade ».
La CFDT, représentée par Laure Revel, a choisi de rester jusqu’à la fin pour comprendre les propositions du ministère, mais a également exprimé sa déception, estimant que celles-ci étaient « pas à la hauteur » et n’apportaient aucune solution au « tassement des grilles » de rémunération.
Cette réunion s’est tenue alors que le mécontentement grandit parmi les fonctionnaires, alimenté par le gel de l’indice annoncé par le gouvernement mi-septembre, dans un contexte d’inflation persistante qui impacte négativement leur pouvoir d’achat.