Depuis la confirmation de Sébastien Lecornu par Emmanuel Macron en tant que Premier ministre, la situation politique en France est en pleine turbulence. Le Parti socialiste (PS) d’Olivier Faure se trouve désormais en position de force alors que le Rassemblement national (RN) et La France insoumise (LFI) prévoient de censurer le gouvernement. Ces derniers devront cependant compter sur les voix des socialistes, rapportent TopTribune.
Le PS a ainsi posé une condition pour ne pas voter contre le gouvernement, s’opposant à la réforme des retraites récemment nommée. Suite à son annonce dimanche soir, Lecornu fait face à des pressions croissantes au sein de l’Assemblée nationale
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Un premier Conseil des ministres
Ce mardi, un premier Conseil des ministres sous Lecornu II se tiendra à 10 heures à l’Élysée pour présenter les projets de budget de l’État et de la Sécurité sociale. La priorité sera de maintenir le déficit en dessous de 5 % du PIB, ce qui laisse une marge de 9 milliards d’euros pour répondre aux demandes de l’opposition. « Sur ces bases-là, nous allons pouvoir réviser complètement la copie qui va être présentée en Conseil des ministres », a déclaré Olivier Faure.
Un discours décisif à partir de 15 heures
Afin d’éviter la censure, Lecornu devra prononcer une déclaration de politique générale à 15 heures. Faure a exprimé le souhait d’une suspension « immédiate et complète » de la réforme des retraites ainsi que d’une contribution sur les plus gros patrimoines. De plus, Faust a insisté sur l’abandon de l’article 49.3 de la Constitution, qui permet l’adoption de textes sans vote, comme l’a souligné François Hollande.
Lors d’une réunion avec les chefs de parti, Emmanuel Macron a suggéré un décalage de la mesure d’âge pour le départ à la retraite, qui marque symboliquement son deuxième quinquennat. Cependant, cette concession est jugée insuffisante par le PS.
En marge du sommet sur Gaza, le président a appelé à une stabilisation politique, tout en s’adressant clairement à ceux qui souhaiteraient une dissolution de l’Assemblée. Au RN, Jordan Bardella a critiqué le PS, l’accusant de tenter de « se faire acheter » sur les questions de retraite, tandis qu’Olivier Faure a qualifié Bardella d’« expert » en matière de magouilles, l’exhortant à clarifier la position du RN sur la taxation des ultra-riches.