Le syndrome coronarien chronique, ou angine de poitrine, est la forme la plus courante de maladie cardiovasculaire et demeure la principale cause de mortalité dans les pays développés. En France, 1,5 million de personnes sont affectées, dont près de la moitié ont plus de 75 ans, rapporte TopTribune.
Ces patients sont généralement traités par un antiagrégant plaquettaire, le plus souvent de l’aspirine à faible dose, prescrite à vie pour réduire le risque de formation de caillots et prévenir les accidents cardiaques. Cependant, beaucoup reçoivent aussi un anticoagulant, surtout en cas de troubles du rythme cardiaque tels que la fibrillation atriale.
Ne pas combiner les deux…
La question cruciale que se posaient les médecins était : la combinaison de l’aspirine et de l’anticoagulant est-elle nécessaire ? Une étude menée dans 51 centres cardiologiques, résultant de la fusion de trois projets des CHU de Brest, Lille et Nîmes, a répondu négativement. Les résultats montrent que l’aspirine n’offre aucune protection supplémentaire contre les récidives cardiaques lorsqu’elle est associée à un anticoagulant.
Les hémorragies en hausse
L’étude, qui a concerné 872 patients à haut risque de récidive, a dû être interrompue en raison d’une augmentation significative des hémorragies chez ceux sous aspirine. « Ces résultats sont clairs et pourraient modifier les prochaines recommandations internationales de cardiologie », affirment les auteurs. Ils suggèrent que, pour les patients coronariens chroniques, y compris ceux à risque élevé, l’aspirine ne doit pas être prescrite à long terme avec un anticoagulant, notamment lorsque ce dernier est nécessaire pour une fibrillation atriale.
Il est important de noter que si vous êtes un patient coronarien sous anticoagulant et aspirine, il est essentiel de ne jamais modifier ou arrêter votre traitement sans avis médical.