L'Arcep révèle que 48% des Français utilisent déjà l'IA générative.

L’Arcep révèle que 48% des Français utilisent déjà l’IA générative.

10.02.2026 13:40
3 min de lecture

Les dernières données issues du Baromètre du numérique 2026 révèlent une diffusion rapide de l’intelligence artificielle (IA) générative en France. Grâce à des outils tels que ChatGPT, cette technologie s’intègre de plus en plus dans les pratiques tant personnelles que professionnelles, tout en mettant en lumière des disparités d’utilisation selon différents profils, rapporte TopTribune.

ChatGPT, Gemini, Copilot : l’essor des IA génératives parmi les Français

L’adoption de l’IA générative constitue un des changements les plus marquants du numérique récent. Des données de l’Arcep, présentées dans le Baromètre du numérique 2026, indiquent qu’au moins 48 % des Français ont utilisé une IA générative au moins une fois en 2025, par rapport à 20 % deux ans auparavant. En seulement deux ans, la hausse de l’adoption s’élève à 28 points, un rythme équivalent à celui de certaines innovations majeures qui prennent généralement une décennie pour s’établir.

Ces outils reposent sur des algorithmes capables de générer automatiquement divers contenus — qu’il s’agisse de texte, d’images, de sons ou de codes informatiques — à partir de requêtes formulées en langage naturel. Leur succès s’explique par des interfaces conviviales et leur intégration progressive dans des services numériques déjà bien connus du grand public.

Des usages axés sur l’information et la rédaction

Les enquêtes montrent que l’IA générative est surtout exploitée pour des besoins pratiques. La recherche d’informations se classe en tête des motivations d’utilisation, suivie de l’aide à la rédaction, de la reformulation de textes et de la traduction. Ces divers usages contribuent en grande partie à la rapide adoption de l’IA, qui vient souvent compléter, plutôt que substituer, des pratiques numériques existantes.

« Près de la moitié des Français ont intégré l’IA générative dans leur quotidien », souligne l’Arcep, mettant en avant l’aspect remarquable de cette diffusion pour une technologie aussi récente. Le Baromètre indique également que 17 % des utilisateurs s’en servent quotidiennement, ce qui témoigne de l’incorporation de ces outils dans les habitudes de vie.

Une adoption inégale selon l’âge et la classe sociale

Chaque catégorie démographique révèle des écarts importants. L’utilisation de l’IA générative s’avère particulièrement répandue chez les jeunes, où 85 % des 18-24 ans y ont recours, tandis que ce pourcentage est considérablement plus bas chez les seniors. Les disparités sont également nettes en fonction des catégories socioprofessionnelles.

Chez les cadres et professions intellectuelles supérieures, l’utilisation dépasse 75 %, alors qu’elle reste limitée chez les individus moins diplômés ou moins familiarisés avec les technologies numériques. Ces chiffres témoignent d’une appropriation inégale, influencée par les compétences numériques, le contexte professionnel et l’accès à la formation.

ChatGPT, un leader en matière d’usage, mais des pratiques diverses

Dans le monde des outils d’IA générative, ChatGPT occupe une place prépondérante. Selon le Baromètre du numérique, près de 63 % des utilisateurs de l’IA générative affirment l’utiliser principalement, devançant largement ses concurrents. Cette tendance se justifie par sa notoriété ainsi que par sa grande polyvalence.

Cependant, le rapport souligne que les pratiques évoluent : plus d’un utilisateur sur deux fait appel à plusieurs outils différents, surtout lorsque l’IA est liée à des logiciels courant en bureautique, de messagerie ou de création de contenus. Pour une partie des usagers, l’IA devient donc moins identifiable comme un outil autonome et davantage comme une caractéristique intégrée.

Entre adoption rapide et réserves persistantes

Malgré ce développement, l’adhésion à ces technologies reste incomplète. Le Baromètre met en avant des préoccupations persistantes au sujet de la fiabilité des réponses, de la sécurité des données personnelles et de l’impact potentiel sur l’emploi. Ces inquiétudes coexistent avec des usages concrets, illustrant une relation nuancée avec la technologie.

L’IA générative se situe donc à un stade intermédiaire : suffisamment adoptée pour modifier certaines pratiques, mais encore loin d’une intégration pleinement acceptée. Son ancrage durable dans l’environnement numérique dépendra largement des efforts pour accompagner les utilisateurs et réduire les inégalités d’accès.

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