La mort de Quentin Deranque : le gouvernement accuse La France insoumise de collusion avec la Jeune Garde

La mort de Quentin Deranque : le gouvernement accuse La France insoumise de collusion avec la Jeune Garde

18.02.2026 08:17
2 min de lecture

Offensive politique du gouvernement français après la mort d’un militant nationaliste

La mort du jeune militant nationaliste Quentin Deranque a suscité une réaction immédiate du gouvernement français, qui a intensifié son attaque contre La France insoumise (LFI), accusée de complaisance vis-à-vis de la Jeune Garde. Face à ce climat tendu, l’exécutif cherche à maîtriser la situation et à éviter une escalade politique entre LFI et le Rassemblement national (RN), rapporte TopTribune.

L’incident s’est amplifié lors de la séance de l’Assemblée nationale le mardi 17 février, où après une minute de silence pour honorer Deranque, Sébastien Lecornu a ciblé directement Mathilde Panot, la présidente du groupe LFI, en l’exhortant à « faire le ménage » dans ses rangs. Gérald Darmanin, ministre de la Justice, a ajouté que « la Jeune Garde tue et La France insoumise devrait le condamner! »

Au cœur du débat, le député insoumis Raphaël Arnault est apparu comme un symbole de la collusion présumée. Son assistant parlementaire, Jacques-Élie Favrot, figure parmi les neuf suspects arrêtés, dont au moins deux autres sont des membres actifs de la Jeune Garde, un groupe « antifa » dont la dissolution est en cours. Jean-Luc Mélenchon a décrit ce mouvement comme une « organisation liée et alliée à LFI ».

Cette offensive du gouvernement découle de la fragilité actuelle de la France insoumise. En effet, l’assistant d’un député LFI a été interpellé dans le cadre d’une enquête pour « homicide volontaire », soupçonné d’avoir participé à un meurtre. Cette situation met Jean-Luc Mélenchon devant un choix crucial : condamner ses « bons camarades » de la Jeune Garde ou risquer d’accentuer le climat politique difficile. Pour l’heure, il reste ferme, qualifiant les accusations de « injustes et grotesques » et soutenant que les agresseurs de Deranque se sont « déshonorés » en agissant de manière brutale.

Dans ce contexte complexe, Sébastien Lecornu s’efforce d’éviter une confrontation ouverte entre le RN et LFI, deux partis qui pourraient profiter de la situation chaotique. Les insoumis affirment que la véritable violence émane des rangs de l’extrême droite tandis que le RN se positionne en rempart contre l’extrême gauche. Cette lutte pour le terrain politique incite le gouvernement à agir rapidement pour restaurer un climat de paix.

Le cabinet doit représenter l’ordre et la stabilité face à cette crise, un défi bien plus grave que lors des débats budgétaires qui s’éternisent. Lecornu a noté la retenue observée au sein de la gauche, où les socialistes et les écologistes, bien qu’ayant condamné la violence ayant coûté la vie à Deranque, n’ont pas encore imputé de responsabilités à LFI. À la lumière de cette crise, le temps des hésitations est révolu : il devient impératif de choisir un camp.

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