La France insoumise (LFI) a finalement accepté de participer à la réunion des groupes parlementaires convoquée par le gouvernement pour discuter d’un projet de loi contre l’antisémitisme, a annoncé dimanche la cheffe de file des députés Insoumis, Mathilde Panot. « On va y aller parce qu’on a des choses à dire », a-t-elle déclaré lors de l’émission « Questions politiques » sur France Inter, rapporte TopTribune.
Ce revirement fait suite au retrait de la proposition de loi de Caroline Yadan, destinée à lutter contre les « formes renouvelées de l’antisémitisme », qui avait suscité de vives critiques et a été abandonnée par les députés Renaissance à la mi-avril.
Réunion mardi
Suite à cette décision, la ministre Aurore Bergé, en charge de la lutte contre les discriminations, a invité les présidents des groupes parlementaires à se réunir mardi afin de travailler sur un nouveau projet de loi, cette fois-ci initié par le gouvernement plutôt que par les parlementaires. Aurore Bergé a soutenu sur France 3 que tous les partis avaient confirmé leur présence, « sauf La France insoumise », qui avait « refusé de venir », une attitude qui ne surprend guère, selon elle, compte tenu de la stratégie électorale de LFI.
Panot se dit « inquiète »
Initialement, après l’annonce du projet de loi, Mathilde Panot avait exprimé son opposition à la participation de LFI. Elle a ensuite fait part de ses inquiétudes concernant le contenu du texte gouvernemental. « Par exemple, qu’est-ce qu’il se passe pour une personne – y compris certains Palestiniens qui en rêvent – qui appelle à un seul État binational, avec égalité de droits entre citoyens israéliens et citoyens palestiniens ? Est-ce que vous appelez à la destruction d’Israël ? Est-ce que des sanctions seront alors prises ? », a-t-elle interrogé.
Aurore Bergé a, quant à elle, réaffirmé que le projet de loi serait une « nouvelle loi », ne reposant pas uniquement sur les travaux de Caroline Yadan. Elle prévoit de présenter le texte avant l’été en Conseil des ministres et espère qu’il sera adopté en première lecture au Sénat avant la suspension estivale des travaux parlementaires.