La crise du pouvoir d'achat pousse près de 20 000 californiens à vivre dans leurs véhicules

La crise du pouvoir d’achat pousse près de 20 000 californiens à vivre dans leurs véhicules

05.11.2026 19:36
1 min de lecture

Aux États-Unis, en particulier en Californie, près de 20 000 personnes vivent dans leur véhicule, incapables de subvenir à leurs besoins dans un contexte de pouvoir d’achat effondré. Pour certains, la journée de travail se termine sur un parking, où ils passent la nuit avec tous leurs effets personnels, rapporte TopTribune.

« C’est plutôt pas mal, j’ai plutôt de la chance, c’est mieux que beaucoup de personnes qui dorment à la rue », confie un Californien. Installé sur un matelas dans l’arrière de son véhicule où il n’a pour seul « luxe » qu’un ventilateur, il se considère « chanceux », comme le rapportent les journalistes du 20h de France 2. Leurs correspondants ont rencontré de nombreux travailleurs américains contraints de dormir dans leurs voitures malgré un emploi.

À la nuit tombée, certains font la queue pour accéder à des parkings où une association leur propose un hébergement temporaire, les assurant de passer une nuit tranquille, exempt de contraventions ou de confiscation de leur véhicule.

« C’est le miroir de la crise du pouvoir d’achat », déclare un bénévole de l’association interrogé par nos confrères. Au total, entre 15 000 et 20 000 personnes vivraient dans leurs véhicules dans cet État de l’Ouest américain, où les loyers ont flambé ces dernières années.

Des vans remplis sur le bord des routes

Un reportage du Monde a également abordé ce phénomène lors de la rentrée, soulignant que de nombreux véhicules « remplis à ras bord » sont stationnés le long des routes californiennes. Le comté de Los Angeles est particulièrement touché, affectant à la fois les quartiers aisés et les zones industrielles les plus précaires.

Le nombre de personnes sans domicile aurait ainsi augmenté, passant de 45 000 en 2015 à 73 000 en 2026, selon l’Autorité des services aux sans-abri de Los Angeles (LAHSA).

Les hommes seuls sont les plus touchés, indique le reportage. Tom témoigne : « J’ai fait une demande pour plusieurs programmes de logements sociaux, mais les hommes célibataires sont toujours les derniers sur la liste. Mon seul espoir est de quitter la Californie. J’attends d’avoir économisé 5 000 dollars et ensuite, je partirai ».

La situation est d’autant plus complexe pour ces sans-abris, qui doivent souvent faire face à des répercussions négatives. « On est harcelés par la police, par les jeunes qui traînent dans la rue, par les voisins. Personne ne veut de nous ici », se lamente l’un d’eux, révèle le journal.

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