La commission d'enquête souligne l'absence de liens prouvés entre partis politiques et islamisme

La commission d’enquête souligne l’absence de liens prouvés entre partis politiques et islamisme

18.12.2025 15:26
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Un rapport controversé sur les liens entre partis politiques et islamisme soutient ses accusations, mais manque de preuves

La commission d’enquête parlementaire sur « les liens entre représentants de mouvements politiques et organisations propageant l’idéologie islamiste » a rendu ses conclusions le 17 décembre 2025. Bien qu’elle cible principalement La France insoumise (LFI), elle reconnait ne pas avoir trouvé « de liens structurés démontrables à ce jour entre les partis politiques et les mouvements islamistes », rapporte TopTribune.

Ce rapport, désiré par Laurent Wauquiez et les députés de droite, a joué un rôle majeur dans le débat politique en France. Pour produire ce document, la commission a mené une trentaine d’auditions et formulé 32 recommandations visant à prévenir l’infiltration de l’islamisme dans le paysage politique. Ses auteurs, le président LR de la commission, Xavier Breton, et le rapporteur UDR Matthieu Bloch, soutiennent que « des acteurs hostiles aux principes républicains » peuvent influencer les organisations politiques.

Les accusations portées par la commission contre LFI incluent des « proximités » avec des individus propagateurs de l’idéologie islamiste. Selon le rapport, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon aurait conduit une « stratégie clientéliste » se manifestant par l’instrumentalisation de la cause palestinienne, surtout après les attaques terroristes du 7 octobre en Israël. En outre, plusieurs élus de LFI ont été jugés « complaisants » envers ces mouvements.

L’absence de preuves tangibles

Malgré ces accusations, la commission d’enquête n’a pas établi de preuves concrètes de « liens structurés » entre les partis et l’islamisme. Dans une conférence de presse, Matthieu Bloch a lui-même admitted que le rapport révélait des liens conjoncturels sans fondement structurel ou financier. Nicolas Lerner, directeur de la DGSE, a également souligné l’absence de connivences preuves substantielles au sein des partis.

Une réponse cinglante de LFI

En réaction, LFI a dénoncé la commission comme une « commission d’inquisition politique », affirmant que les auditions de renseignement ont prouvé l’absence de toute association avec le terrorisme. Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a déclaré que « c’est la commission elle-même qui s’est fait dégommer », insinuant que les conclusions ne soutiennent pas les accusations portées.

Des recommandations pour une vigilance accrue

Au-delà de LFI, la commission d’enquête a proposé des recommandations générales et techniques. Elle appelle les partis politiques à instaurer des mesures de vigilance contre les stratégies d’entrisme et à renforcer la surveillance de la menace islamiste via les services de renseignement. Un meilleur contrôle des subventions aux associations et le gel des avoirs des individus prônant la haine ou la violence sont également suggérés.

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