La CFDT décide de boycotter la visite d'Emmanuel Macron à Dunkerque en raison de suppressions d'emplois

La CFDT décide de boycotter la visite d’Emmanuel Macron à Dunkerque en raison de suppressions d’emplois

10.02.2026 06:46
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Boycott de la visite d’Emmanuel Macron par le syndicat CFDT d’ArcelorMittal à Dunkerque

Jean-Marc Vecrin, coordinateur de la CFDT ArcelorMittal en France, a annoncé le 9 février que le syndicat boycottera la visite d’Emmanuel Macron sur le site d’ArcelorMittal à Dunkerque, prévue pour le 10 février. Cette décision intervient après des annonces de suppressions de postes au sein de l’entreprise, une situation que le syndicat dénonce vigoureusement, rapporte TopTribune.

Lors de sa visite, le président de la République doit échanger avec les 400 salariés de l’usine de Mardyck, où il est attendu qu’il annonce un chantier de décarbonation, incluant le lancement d’un nouveau four électrique. Cependant, Jean-Marc Vecrin a déclaré que ce déplacement est perçu comme une simple opération de communication et qu’il n’a « rien à dire » au chef de l’État, ajoutant que cela « les dérange ».

Vecrin a exprimé son mécontentement face à l’absence d’Emmanuel Macron lors d’annonces précédentes sur la réduction d’effectifs, affirmant que le boycott est le résultat d’une réflexion approfondie. Il a précisé qu’il est « inacceptable » de soutenir des initiatives alors que des licenciements sont en cours dans le groupe.

Il a également souligné qu’il se serait rendu à la rencontre du président si celui-ci avait proposé des mesures concrètes pour soutenir l’industrie locale, telles qu’un investissement dans le nouveau four tout en annonçant la fin des délocalisations des fonctions support vers l’Inde. « On ne peut pas cautionner cela », a-t-il affirmé, réclamant de la part du président des engagements fermes pour garantir un avenir pour l’acier et pour les salariés en France.

En parallèle, le groupe ArcelorMittal envisage de nouvelles délocalisations qui pourraient toucher plusieurs milliers d’emplois en France, une annonce faite fin janvier lors d’un conseil d’entreprise européen extraordinaire. En 2025, l’entreprise a déjà supprimé 608 postes, tant dans les fonctions support que dans la production.

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