Hommage à Montauban à Manuel Azaña, dernier président de la République espagnole

Hommage à Montauban à Manuel Azaña, dernier président de la République espagnole

07.11.2026 14:16
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Hommage à Manuel Azaña : Un Devoir de Mémoire dans le Cimetière Urbain de Montauban

Un hommage a été rendu ce samedi matin à Manuel Azaña, dernier président de la Seconde République espagnole, mort en exil en 1940 dans la Cité d’Ingres. La cérémonie, chargée d’émotion, a mêlé recueillement et devoir de mémoire, rapporte TopTribune.

Un léger brouillard enveloppait encore les allées du cimetière urbain de Montauban lorsque le cortège a entamé sa déambulation depuis le portail d’entrée. Cependant, le ciel s’est éclairci au moment où les autorités se sont rassemblées près de la sépulture de Manuel Azaña.

Plusieurs gerbes ont été déposées au pied de la tombe, notamment par le préfet de Tarn-et-Garonne, Sébastien Cauwel, ainsi que par les représentants des autorités espagnoles, de la Ville de Montauban, du Département et de la Région. Après une minute de silence, des élèves de la section à horaires aménagés musique (CHAM) du collège Olympe-de-Gouges ont accompagné, en chanson, la lecture d’un extrait du poème El herido par François-Henri Soulié, le tout sous la direction du professeur Jérôme Abadie. Enfin, la cérémonie s’est achevée devant la tombe de Felipe Gómez-Pallete, médecin du Président Azaña, décédé quelques jours avant lui.

« Il faut toujours lutter pour la démocratie »

Pour Bruno Vargas, président de l’association qui organise ces commémorations depuis 2006, cet hommage rappelle avant tout le sort des Espagnols contraints à l’exil après la guerre civile. « Ils savaient que s’ils restaient, c’était la mort qui les attendait », explique-t-il. Au fil des années, ce rendez-vous a aussi pris une autre dimension : celle de la défense des libertés. « Il faut toujours lutter pour la démocratie », insiste-t-il, rappelant que les acquis ne sont jamais définitivement garantis.

Fernando Martínez López, secrétaire d’État à la Mémoire démocratique, a de son côté souligné l’importance de ce rassemblement. « C’est un impératif éthique d’être ici pour représenter l’État espagnol », a-t-il déclaré, avant de saluer le rôle essentiel des exilés dans la préservation des idéaux républicains pendant la dictature franquiste.

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