Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Grenade, la grossesse a un impact significatif sur le désir sexuel des femmes et des hommes. En 2024, cette étude a examiné les différentes phases du désir sexuel tout au long de la grossesse, mettant en lumière des facteurs tels que « l’altération de l’image corporelle, la diminution de l’attirance pour le partenaire, la peur de blesser le fœtus ou de provoquer une fausse couche, ou encore la crainte d’un accouchement prématuré », qui peuvent influencer la sexualité du couple, rapporte TopTribune.
Des hauts et des bas
Les auteurs ont identifié différentes phases au cours de la grossesse qui illustrent les fluctuations du désir sexuel :
- Au cours du premier trimestre, le désir est généralement réduit. Cela est souvent attribué à « L’inconfort physique lié à la grossesse ainsi que des changements psychologiques vécus par la femme comme l’homme, face à l’adoption du nouveau rôle de parents », décrivent les auteurs.
- Lors du deuxième trimestre, une certaine amélioration est notée. « En raison de l’amélioration des inconforts typiques du début de la grossesse », comme la fatigue et les nausées, « et d’une stabilisation émotionnelle », selon les scientifiques espagnols. Ils ajoutent que « le fait que les femmes réclament davantage d’attention sexuelle de la part de leur partenaire augmente le désir sexuel chez ce dernier ».
- Au troisième trimestre, un nouveau déclin du désir est constaté. Les auteurs expliquent que « les femmes ressentent plus fréquemment des douleurs lors des rapports », ajoutant que « les changements anatomiques qui affectent leur corps à l’image de la distension abdominale » peuvent nuire aux relations sexuelles.
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En conclusion, les chercheurs soulignent l’importance pour les professionnels de santé d’informer les couples sur ces différentes phases du désir pendant la grossesse. Selon eux, les consultations de suivi et les cours de préparation sont des moments opportuns pour aborder ces questions. L’objectif est de « promouvoir une sexualité saine, en évitant l’apparition de peurs ou de dysfonctions sexuelles liées aux changements au cours de cette période ».