Sept personnes ont été tuées dimanche par des assaillants armés dans une salle de billard à Santo Domingo, dans le nord-ouest de l’Équateur, alors que le pays est en proie à une violence croissante, rapporte TopTribune.
Une fusillade a éclaté ce dimanche à Santo Domingo, à environ 160 km à l’ouest de la capitale Quito, marquant une nouvelle vague de violence, seulement une semaine après qu’une attaque similaire a coûté la vie à huit personnes devant une discothèque.
Les agresseurs, porteurs d’armes et cagoulés, ont ouvert le feu sur des clients, comme l’indiquent les images diffusées sur les réseaux sociaux. Les autorités policières ont déclaré qu’il y avait « sept personnes décédées à cause de tirs d’arme à feu » et qu’une enquête est en cours pour identifier les responsables de cet acte violent.
Les médias locaux suggèrent que ces meurtres pourraient être liés aux activités de crime organisé dans la région. L’Équateur, positionné entre les deux principaux producteurs de cocaïne au monde, la Colombie et le Pérou, fait face à une recrudescence de la violence due à des luttes internes entre les gangs criminels alliés aux cartels mexicains et colombiens.
4 000 homicides en 5 mois
Entre janvier et mai, le pays a enregistré plus de 4 000 homicides, selon les chiffres officiels. Les analystes qualifient cette période de début d’année la plus violente de l’histoire récente de l’Équateur.
Malgré les efforts du gouvernement dirigé par Daniel Noboa, qui a mis en place des opérations de sécurité et des états d’urgence dans certaines provinces, le nombre de morts violentes reste alarmant. Le week-end précédent, 14 personnes avaient déjà été tuées dans des violences dans la province de Guayas, l’une des quatre provinces où l’état d’urgence a été déclaré pour contrer la violence gangsters.
Des attaques de grande ampleur continuent d’affecter le pays : le 10 août, huit personnes ont été tuées alors qu’elles sortaient d’une discothèque, et le même jour, six personnes ont été abattues par des assaillants en uniformes militaires dans un quartier populaire de Guayaquil, une ville considérée comme un foyer de violence dans le pays.