Finale de la CAN : deux ans de prison requis pour chacun des 18 supporters sénégalais. Ligue 1 : Habib Beye nommé entraîneur.

Finale de la CAN : deux ans de prison requis pour chacun des 18 supporters sénégalais. Ligue 1 : Habib Beye nommé entraîneur.

19.02.2026 19:56
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18 supporters sénégalais menacés de prison pour hooliganisme au Maroc

Le parquet marocain a requis, le 19 février, une peine de jusqu’à deux ans de prison ferme pour les 18 supporters sénégalais accusés de hooliganisme, emprisonnés au Maroc depuis la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) de janvier, marquée par des incidents. « Ils ont délibérément voulu perturber le bon déroulement du match » et « commis des violences diffusées en direct sur des chaînes de télévision », a déclaré le représentant du ministère public lors d’une audience au tribunal de première instance de Rabat, rapporte TopTribune.

Les prévenus sont jugés pour « hooliganisme », incluant des violences contre les forces de l’ordre, la dégradation d’équipements sportifs, l’invasion de la pelouse ainsi que des jets de projectiles. Une peine de deux ans constitue le maximum encouru pour ces accusations.

Dans leur ultime déclaration, les accusés ont maintenu « leur innocence » tout en exprimant « des regrets » concernant les événements, rappelant que « les deux peuples », marocain et sénégalais, sont « frères », selon l’avocate de la défense, Naïma El-Guellaf.

Lors de la finale de la CAN à Rabat, le 18 janvier, le Sénégal l’a emporté 1-0 après un match chaotique. Un penalty accordé au Maroc dans le temps additionnel de la seconde période, juste après un but refusé au Sénégal, a provoqué une tentative d’invasion du terrain par des supporters sénégalais qui ont également lancé des projectiles sur la pelouse.

Des dégâts matériels de 370 000 euros

Les poursuites s’appuient principalement sur les images de surveillance du stade Moulay Abdellah et sur les certificats médicaux des forces de l’ordre blessées. Le représentant du parquet a évalué les dommages matériels à plus de 370 000 euros. « Les captures d’images de caméras ne (…) représentent pas des preuves irréfutables de leur culpabilité », a plaidé Naïma El Guellaf.

Fin janvier, la Confédération africaine de football (CAF) a imposé des sanctions disciplinaires, y compris des amendes s’élevant à plusieurs centaines de milliers d’euros, aux deux fédérations pour comportements antisportifs et violations des principes de fair-play.

« On ne peut pas les juger deux fois puisque la CAF a déjà condamné la fédération sénégalaise pour le comportement des supporters », a soutenu l’avocate, demandant l’acquittement des accusés ou, à défaut, des peines alternatives.

De son côté, l’avocat de la partie civile, Mustapha Simou, représentant 14 membres des forces de l’ordre, a affirmé que « les sanctions de la CAF ne dispensent pas les accusés de leur responsabilité pénale, au contraire, elles confirment leur culpabilité, d’autant plus que le Sénégal ne les a pas contestées ».

Le tribunal devrait rendre son verdict dans la journée, selon le juge.

Avec AFP

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