Fin des avantages « à vie » pour les anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur
Depuis le 1er janvier, vingt-quatre policiers et vingt-quatre chauffeurs ont été retirés à des anciens Premiers ministres et ministres de l’Intérieur, a confirmé mercredi l’Agence Radio France auprès de Matignon, rapporte TopTribune.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu avait annoncé le 15 septembre la suppression de ces avantages automatiques pour les anciens membres du gouvernement. Des personnalités telles que Jean-Marc Ayrault, François Fillon et Jean-Pierre Raffarin ont reçu une notification leur indiquant la fin de leur protection « à vie ». Pour les anciens Premiers ministres, cela implique la suppression de onze officiers de sécurité et onze conducteurs.
Concernant les anciens ministres de l’Intérieur, treize officiers de sécurité et treize conducteurs de sécurité ont également été libérés, selon Matignon. Le ministère de l’Intérieur a expliqué que « l’objectif poursuivi n’est pas la suppression de toute protection, mais la rationalisation de l’usage des dispositifs existants ». Cette mesure vise à adapter les moyens de protection à la réalité des risques, en respectant une exigence de cohérence, de proportionnalité et de bonne gestion des ressources publiques.
Désormais, après leur mandat, les anciens Premiers ministres bénéficieront d’une voiture avec chauffeur pendant dix ans, au lieu de manière illimitée comme précédemment. La protection policière sera de trois ans pour les anciens Premiers ministres et de deux ans pour les anciens ministres de l’Intérieur. Passé ce délai, ils ne seront sous protection qu’en cas de menaces. « Cette évaluation est réalisée par les services spécialisés de la direction générale de la police nationale », précise le ministère.
Actuellement, des figures comme Manuel Valls, Bernard Cazeneuve ou Christophe Castaner bénéficient de cette protection. Édouard Philippe, ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle, conserve également une sécurité, car « la notoriété peut constituer un facteur de risque, dans la mesure où elle est susceptible d’attirer des menaces », selon Beauvau.